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Raphaël Van Daele, prix de thèse 2020 de l'EHESS

Prix et distinctions -Docteur au Centre d'études sur la Chine moderne et contemporaine, sous la tutelle de l’École des hautes études en sciences sociales, Raphaël Van Daele a reçu le prix de thèse 2021 de l’EHESS pour « Penser l’origine et dire le multiple dans le néoplatonisme et l’étude du mystère (玄學 xuanxue). Approche comparative de la question des premiers principes chez Damascius et Guo Xiang 郭象 ». L’EHESS a également remis l'accessit du prix de thèse 2020 à Thiago C. Sapede pour "Le roi et le temps, le Kongo et le monde, Une histoire globale des transformations politiques du Royaume du Kongo (1780-1860)". Cinq questions à Raphaël Van Daele : Comment résumeriez-vous votre thèse en quelques lignes ?Ma thèse est une recherche de philosophie comparée, menée à l’aide de méthodes empruntées à l’histoire de la philosophie et à l’histoire intellectuelle. Son objectif est d’étudier la manière dont la question métaphysique des premiers principes a pu se poser dans la philosophie grecque de l’Antiquité tardive (IIIe-VIe siècles E.C.) et dans la pensée chinoise des IIIe-IVe siècles E.C. J’ai choisi de faire porter ma recherche sur deux penseurs – Damascius pour la Grèce et Guo Xiang pour la Chine – qui sont à la fois représentatifs et critiques vis-à-vis de leur tradition et des débats philosophiques de leur temps. L’étude conjointe de leur pensée respective relativement à la question des premiers principes a parmi de mettre en lumière des conceptions originales et contrastées du principe, mais aussi de la question elle-même, ainsi que de sa valeur philosophique. Pourquoi avoir choisi ce sujet de thèse ?Pour plusieurs raisons. Tout d’abord à cause de l’intérêt que je porte à la métaphysique, à son histoire et aux questions que soulève cette partie de la philosophie. Cet intérêt remonte à mes premières années d’étude de philosophie, à l’Université Libre de Bruxelles. Je me souviens notamment avoir été fasciné par le chapitre consacré à Plotin et au néoplatonisme dans le cours de Philosophie ancienne (c'est alors la première fois que j'ai entendu mentionner le nom de Damascius). C’est encore cette curiosité pour les questions de métaphysiques qui m’a orienté vers les textes chinois traditionnellement rattachés au taoïsme, tels que le Laozi, le Zhuangzi et leurs traditions exégétiques. C’est dans cette perspective que, lorsque j’ai envisagé d’entreprendre une thèse de doctorat, je me suis orienté vers un sujet que me permettrait de faire converger ces intérêts : j’ai donc choisi de relever le défi d’une approche comparative en philosophie, dans l’idée que la pensée chinoise n’avait rien à envier à la philosophie occidentale en matière de métaphysique. J’avais également dans l’idée que certaines grandes oppositions entre la philosophie grecque et la pensée chinoise (notamment l'opposition de la transcendance vs l’immanence) pouvaient être nuancées à l’aide d’une lecture attentive des textes. Comment avez-vous effectué vos recherches ?Le premier défi qu’il a fallu relever fut celui de la méthode : comment établir une comparaison entre deux penseurs appartenant à des univers mentaux et culturels a priori aussi différents ?  Et surtout, comment ne pas perdre de vue la spécificité et le volume propre de chacun des termes de la comparaison, tout en évitant de simplement juxtaposer deux études sans lien l’une avec l’autre ? Ces questions se sont en fait progressivement résolues tout au long de la recherche. D’abord grâce à la lecture des textes dans leurs langues originales, ensuite grâce à l’élaboration d’une méthode inspirée de réflexions récentes en histoire de la philosophie et en histoire comparée des sciences. Aussi, je me tournais toujours en priorité vers les textes de Damascius, de Guo Xiang, mais aussi vers les écrits de leurs interlocuteurs et des autorités auxquelles ils se réfèrent. Ma perspective s’est ainsi concentrée sur les questions soulevées par ces penseurs, ainsi que sur l’inscription de ces questions dans la durée et sur le contexte euristique dans lequel elles furent formulées et traitées en Grèce et en Chine. Il a donc fallu faire appel à la fois aux outils et à la littérature concernant la philosophie de l’Antiquité tardive, et aux méthodes propres à l’étude du monde chinois. Mon étude de Damascius et de Guo Xiang a cherché à comprendre la pensée de chacun de ces auteurs, ainsi que le contexte spécifique dans lequel ils s’expriment. Cette attention aux textes a nécessité à un travail de traduction ainsi que, en ce qui concerne Guo Xiang, un effort philologique particulier, dès lors que le texte même de son Commentaire sur le Zhuangzi peut être sujet à débats. Quelle suite donner à votre thèse ?Je souhaite approfondir mes réflexions sur la méthode comparative en philosophie. Bien que la philosophie comparée ne soit pas une idée récente, son champ et ses méthodes restent sujets à discussion et il me semble qu’il est encore nécessaire de contribuer à ce débat. J’envisage donc de poursuivre les réflexions méthodologiques développées dans ma thèse, tout en approfondissant mes recherches sur la philosophie de l’Antiquité tardive, ainsi que sur les penseurs chinois des IIIe-VIe siècles E.C. À ce titre, je prévois, d’une part, de publier les résultats de ma recherche sur la métaphysique de Damascius et, d’autre part, de travailler à la traduction en français du Commentaire sur le Zhuangzi de Guo Xiang. Racontez-moi votre parcours Je me suis d’abord inscrit comme étudiant en philosophie à l’Université Libre de Bruxelles. C’est dans le contexte de ce cursus que je me suis intéressé à la pensée chinoise, sur laquelle aucun cours n’existait à l’ULB. J’ai alors décidé d’apprendre le chinois et je me suis inscrit, en plus du Master en philosophie, au Master de langue et littératures chinoises qui venait de voir le jour à l’ULB. À l’issue de ces deux Masters, j’ai obtenu une bourse de doctorat du Fonds pour la Recherche Scientifique de Belgique (FNRS). C’est dans ce contexte que je suis arrivé à l’EHESS : j’avais en effet contacté le Prof. Alain Arrault, qui avait accepté de co-diriger ma thèse. Grâce à cette cotutelle entre l’ULB et l’EHESS, j’ai pu approfondir ma formation en sinologie et ma connaissance du chinois. Pendant mon doctorat, j’ai également obtenu une bourse pour partir à Taiwan et y mener mes recherches pendant quelques mois. J’ai finalement soutenu ma thèse en octobre-novembre 2020. 

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Genèses de la démocratie taïwanaise : penser et construire l'État républicain

Rencontres scientifiques - Lundi 22 mars 2021 - 14:30La formation en cours d’un État-nation proprement taïwanais s’accompagne d’une autonomisation croissante des études sur Taiwan. On ne peut que se féliciter de cette évolution qui a permis d’appréhender les dynamiques politiques et sociales insulaires dans toute leur pluralité en s’émancipant d’une lecture sinocentrée. Il n’en reste pas moins que la société taïwanaise contemporaine procède en partie d’un cadre politique qui s’est formé sur le continent avant 1949 et dont l’examen apparaît donc indispensable pour comprendre la démocratisation à l’œuvre depuis les années 1980.Aussi, cet atelier se propose-t-il d’offrir à des étudiants travaillant sur Taiwan un panorama des différentes façons dont l’État républicain a été pensé et construit en Chine avant 1949. À rebours d’une interprétation téléologique de la transition entre empire mandchou et État-nation chinois, il s’agira de dégager les réponses successives apportées à ce défi paradoxal : reconstruire un État fort tout en donnant voix, en principe du moins, au peuple souverain.Félix Jun Ma s’attachera à réévaluer la première expérience républicaine des années 1910 à travers le cas du Parti progressiste (jinbudang), situé à la charnière entre la tentative avortée de monarchie parlementaire et les efforts ultérieurs d’institutionnaliser un État fort par le droit. L’État n’était toutefois pas le seul horizon possible pour penser la transformation de la société, comme l’expliquera Aurore Michelat à propos des mouvements anarchistes chinois entre 1907 et 1927. À travers la contribution négligée des seigneurs de la guerre à cette transformation, Xavier Paulès questionnera, quant à lui, la pertinence du récit encore prégnant selon lequel la modernisation de l’État républicain s’est faite en dépit des forces centrifuges et extérieures le menaçant. Enfin, David Serfass montrera en quoi l’avènement des partis-États à la fin des années 1920 conduisit à repenser l’articulation entre État fort et démocratie, fondant ainsi le cadre dans lequel évolue aujourd’hui encore la société chinoise et contre lequel sa voisine taïwanaise cherche désormais à construire son propre modèle.Coordination : David SerfassModération : Samia FerhatProgramme :Le Parti progressiste (jinbudang 進步黨) et la construction d'un État fort au début de la République de ChineFélix Jun Ma (Université Paul-Valéry Montpellier 3-ReSO)Construire la Chine sans État : panorama de la pensée anarchiste chinoise de 1907 à 1927Aurore Michelat (EHESS-CESPRA)La construction de l'État sous la République : pluralité et convergencesXavier Paulès (EHESS-CCJ)Partis-États et souveraineté populaire dans la Chine des années 1920-1950David Serfass (Inalco-IFRAE)Évènement dispensé en visioconférence au lien suivant : https://webinaire.ehess.fr/b/fer-ifq-zbgCet atelier est organisé dans le cadre du projet Taiwan Studies.

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L'île et le passage, représentations de la frontière dans le cinéma sud-coréen

Conférence - Mercredi 2 décembre 2020 - 13:00Dans le cadre du séminaire CCJ : Histoire de la culture visuelle en Asie orientale (M. Bussotti et A. Kerlan)Benjamin JOINAU professeur de Hong-ik University (Séoul), invité de l’EHESSdonne une conférence intitulée« L'île et le passage, représentations de la frontière dans le cinéma sud-coréen »Mercredi 2 décembre 2020 de 13h à 16hsalle A07_37, 54 bd Raspail 75006 ParisLe cinéma est un matériau idéal pour l’analyse du discours hétérologique dans la société. En Corée du Sud et du Nord, l’imaginaire collectif a été défini après 1945 par la guerre froide et la division, façonnant ce qu’on a appelé la « culture de la partition ». Dans ce contexte fermé, la figure de l’Autre n’a été développée que de manière restreinte : la présence fantomatique et obsessionnelle du pays voisin à la fois frère et ennemi limite quasiment l’hétérologie à une simple variation sur la figure de l’alter comme autre opposé au soi. Mais l’ère de la politique du rayon de soleil (1998-2008), qui a initié une décennie de dialogue entre les deux pays, accompagnée du phénomène de la Vague coréenne, a également connu un changement considérable dans ces représentations en Corée du Sud. Lentement ont émergé des films aux « régimes d’altérité » plus complexes qui non seulement ont enrichi la figure de l’autre nord-coréen, mais ont également fait place à d’autres autres. Dans ce discours hétérologique développé par les produits de la culture populaire tels que les films, la frontière n’est pas seulement une ligne matérielle séparant deux États. Il s’agit d’un dispositif symbolique spécifique qui articule la psyché collective sud-coréenne avec le Nord, avec le monde et même avec elle-même à travers une série de motifs clairement définis. Cette présentation évalue ces fonctions symboliques diversifiées données à la frontière et à son passage dans l’imaginaire sud-coréen contemporain. Cette étude, par souci d’unité, se concentrera sur une vingtaine de films produits pendant et après l’ère du rayon de soleil.

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Cinéma Paradiso ?

Conférence - Vendredi 20 novembre 2020 - 14:00Dans le cadre du séminaire CCJ-CECMC : Histoire du cinéma chinois (A. Kerlan)Benjamin JOINAU professeur de Hong-ik University (Séoul), invité de l’EHESSdonne une conférence intitulée« Cinéma Paradiso ? : Lire la société nord-coréenne au prisme de son cinéma »le 20 novembre 2020 de 14h à 17hInscription : demander le lien à floralichaa@gmail.comLe titre de cette conférence peut paraître désuet et accrocheur. Accrocheur, parce qu’il promet des révélations sur une société mystérieuse et fermée, et cela à travers un médium populaire habituellement symbole de divertissement. Désuet, car cela fait bien longtemps que les sciences sociales sérieuses ne prétendent plus « lire » de manière transitive les sociétés au moyen de leurs productions culturelles de masse. La question qui nous occupera véritablement ici concernera la question épistémologique de la validité d’une telle formule dans le contexte particulier d’un régime autoritaire. Dans le cas de la société nord-coréenne, au sujet de laquelle toute information est filtrée par le régime et dont le système de production cinématographique est totalement contrôlé par ce dernier, quelle connaissance sociologique indirecte pouvons-nous prétendre développer par le biais de la lecture de ses productions culturelles ? En particulier, peut-on espérer trouver autre chose dans le cinéma nord-coréen que la représentation d’une société idéalisée par la propagande ? Au sujet d’une société fermée qui interdit l’étude de terrain classique, la question est d’importance, car le cinéma y est un des rares matériaux visuels à la disposition du chercheur. Cependant, cette question a trop souvent été négligée par les études culturelles, qui ont trop souvent pris sans précautions méthodologiques les productions culturelles comme des miroirs directs des sociétés, que les œuvres analysées soient prises a priori comme synecdoques d’un corpus plus vaste ou que l’analyse filmique cède inconsciemment le pas à l’analyse sociétale. Faute de pouvoir mener réellement une sociologie de la production ou une étude de la réception, dans quelle mesure peut-on scientifiquement exploiter les matériaux filmiques de fiction nord-coréens pour autre chose qu’un discours esthétique ? `Cette conférence entend montrer les limites de l’exercice, tout en précisant les contours d’une exploitation possible, quoique limitée, de ces œuvres : large corpus diachronique et historicisation en sont les principes.

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Justine Rochot et Baptiste Bonnefoy, lauréat·es des prix de thèse 2020 de l'EHESS

Prix et distinctions -Suite à l'annonce des prix de thèse de l'EHESS le 12 mai 2020, Justine Rochot et Baptiste Bonnefoy, les lauréat·es de cette année, présentent leurs parcours à l'EHESS et leurs recherches. Justine Rochot a reçu le prix de thèse pour son travail intitulé « Bandes de vieux. Une sociologie des espaces de sociabilité de jeunes retraités en Chine urbaine contemporaine » :« Après avoir intégré la section Chinois de l’ENS de Lyon, j’ai réalisé une première année de master d’études chinoises et de sociologie en passant un an au département de sociologie de l’École normale de la Chine de l’Est (ECNU, Shanghai). J’ai ensuite eu la chance de rejoindre la formation de sociologie de l’EHESS pour mon master 2, sous la direction d’Isabelle Thireau : l’enquête ethnographique que j’ai menée sur les maisons de retraite à Shanghai m’a alors encouragée à prolonger en doctorat mon intérêt pour l’analyse des expériences du vieillissement en Chine. Ma thèse de sociologie, menée au Centre d'études sur la Chine moderne et contemporaine (CECMC) sous la direction d’Isabelle Thireau (EHESS) et de Tania Angeloff (Paris 1 Panthéon-Sorbonne), m’a conduite à m’intéresser aux intenses pratiques de sociabilités intra-générationnelles des "jeunes retraités" chinois actuels qui, nés et ayant grandi sous le maoïsme, constituent également la première cohorte de parents d’enfant unique. Grâce à l’ethnographie comparée de plusieurs espaces, à Pékin et Kunming, j’ai souhaité montrer la diversité des manières d’être ensemble et des significations que les personnes investissaient dans leurs sociabilités entre pairs retraités. Plus largement, ce travail m’a permis d’esquisser les traits d’une histoire chinoise du « troisième âge » dont ces sociabilités constituent un produit direct, mais aussi d’analyser les ressources inédites dont dispose la génération étudiée pour faire face, aujourd’hui, à un certain nombre d’incertitudes partagées. J’entame actuellement une nouvelle recherche sur les sociabilités de retraités à Taïwan. »Voir la biographie de Justine RochotBaptiste Bonnefoy a quant à lui décroché un accessit pour sa thèse portant sur l'« Enchevêtrement des appartenances et constructions impériales. Miliciens de couleur dans les villes espagnoles, françaises et britanniques de la Caraïbe (XVIIe-XVIIIe siècles) » :« Initialement formé à l’histoire et à la sociologie, j’ai enseigné dans le secondaire à Jacmel, en Haïti, puis j’ai exercé comme archiviste au Havre. J’ai par la suite réalisé une thèse d’histoire à l’EHESS sous la direction de Jean-Paul Zúñiga. En comparant plusieurs villes caribéennes des empires espagnol, français et britannique, cette thèse portait – du point de vue de l’histoire sociale – sur les miliciens de "couleur" (XVIe-XVIIIe siècles). Mes recherches abordent les appartenances communautaires et la fabrique de la domination sociale en milieu urbain dans l’espace atlantique. Fondées sur une approche multi-située, elles conjuguent les apports de la nouvelle histoire atlantique et de la nouvelle histoire sociale, en décloisonnant les historiographies européistes et coloniales. J’y interroge le rôle et les significations de la couleur des hommes, le sens du "colonial" et de "l’impérial" comme catégories analytiques, ainsi que l’émergence, la perpétuation et les limites des élites de couleur aux Amériques. »  Voir la biographie de Baptiste Bonnefoy

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38e Festival international Jean Rouch - Cinéma et anthropologie

Projection-débat - Mardi 17 décembre 2019 - 16:30En raison de l'appel a la grève du 17 décembre, cet événement est reporté. Les nouvelles dates seront communiquées prochainement. Merci pour votre compréhension.Le Festival international Jean Rouch, organisé par le Comité du film ethnographique, le Musée de l'Homme et le CNRS, avec le soutien de la Région Île-de-France, tient sa 38e édition du 15 novembre au 12 décembre 2019, dans plusieurs lieux : Musée de l'Homme, Inalco, EHESS, Musée du Quai Branly - Jacques Chirac, Université Paris Nanterre, Centre national du cinéma et de l'image animée.Depuis sa création, le festival, consacré au cinéma et à l’anthropologie, est un lieu vivant de découvertes, d’échanges cinématographiques et de débat avec les réalisateurs et les chercheurs. Il est ouvert à tous et gratuit.En prolongement de cette édition, deux soirées de projections se tiendront sur le campus Condorcet les 17 et 18 décembre 2019 entre 16h30 et 20h, au Centre de colloques (auditorium 150).Programme17 décembre 201916h30 – Une nouvelle ère, Boris SvartzmanFrance, 2019, 71 mnEn présence du réalisateur anthropologue, photographeDébat animé par Isabelle Thireau, sociologue (directrice de recherche au CNRS, directrice d’études à l’EHESS), et Flora Lichaa, Centre d’études sur la Chine moderne et contemporaine - CECMC (UMR Chine, Corée, Japon - EHESS/CNRS)18h – A Lua Platz, Jérémy GravayatFrance, 2018, 97 mnEn présence du réalisateurDébat animé par Emmanuel Bellanger, historien (directeur du Centre d’histoire sociale des mondes contemporains, CHS)18 décembre 201916h30 – Knots and Holes. An Essay Film on the Life of Nets, Mattijs Van de PortPays-Bas, 2018, 73 mnM. Van de Port est anthropologue (Université d’Amsterdam)Débat animé par Ariane Zevaco, anthropologue, Centre d’études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques - Cetobac (EHESS/CNRS)18h15 – Hitch, une histoire iranienne, Chowra MakaremiFrance, 2019, 76 mnEn présence de la réalisatrice, anthropologue (Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux, Iris)Débat animé par Luc Pecquet, anthropologue (Institut des mondes africains, Imaf) Information master class à l'EHESS reportéeLa master class avec les cinéastes Marianne Dautrey et Hervé Joubert-Laurencin autour de leur film Bazin roman, initialement prévue le 10 décembre de 18h à 21h à l'amphithéâtre François Furet, est reportée au samedi 21 mars 2020, de 11h30 à 14h30, au Musée de l'Homme (auditorium Jean Rouch).Animée par Laurent Pellé, délégué général du Festival international Jean Rouch.Bazin roman, Marianne Dautrey et Hervé Joubert-LaurencinFrance, 2018, 75 mn, VOFEn 1958, le critique de cinéma André Bazin projette de réaliser un film autour des églises romanes de la Saintonge. Mais il meurt prématurément. Élégie sur des images et le temps qui reste

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Le cinéaste et la dissidente. Une contre-histoire de la Chine maoïste

Projection-débat - Jeudi 16 mai 2019 - 12:30« Sciences sociales. Regards sur le monde » est un nouveau cycle de rencontres, à l’initiative de l’EHESS, du CNRS et de mk2. Il propose de découvrir, dans toute leur complexité, certains enjeux propres à une région du monde. Photos, séquences de film, bande-son… ce moment audiovisuel sera raconté, commenté questionné par un chercheur issu d’un centre de recherche EHESS/CNRS spécialisé sur les grands ensembles culturels d’Asie, d’Amérique, d’Afrique ou d’Europe.Ces rendez-vous se déroulent au MK2 Odéon, de 12h30 à 13h30, les 3e jeudis du mois. Cinquième séance - Le cinéaste et la dissidente. Une contre-histoire de la Chine maoïsteJeudi 16 mai 2019, 12h30-13h30Avec Anne Kerlan, Centre d'études sur la Chine moderne et contemporaine - CECMC (EHESS/CNRS)En 1998, Hu Jie, réalisateur de films documentaires, entend parler de l'histoire d'une étudiante de l'université de Beida, Lin Zhao, qui fut étiquetée droitière en 1957 puis emprisonnée comme contre-révolutionnaire. De sa cellule, durant sept années, elle ne cessa de réclamer justice et de combattre un régime qu'elle qualifiait de "totalitaire", écrivant avec son sang des milliers de pages. En 1968, elle est exécutée. Hu Jie décide de lui consacrer un film. Au terme de quatre ans d’enquête, il exhume un passé bien différent de l'histoire officielle chinoise. Son film, A la recherche de l'âme de Lin Zhao, est à la fois un monument à la mémoire de cette "combattante de la liberté" et une dénonciation forte contre le régime maoïste.Cette séance reviendra sur le film, analysant la façon dont Hu Jie raconte l'histoire de Lin Zhao et montrant aussi comment ce film a permis que Lin Zhao devienne une icône de la dissidence dans la Chine d'aujourd'hui. Tarifs à l'unité : 7,90 €Tarif étudiant et - 26 ans : 4,90 €Informations et réservations

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Cycle de débats du CECMC : Commerce, argent, pouvoir. L’impossible avènement d’un capitalisme en Chine, XVIe-XIXe siècle

Débat - Jeudi 2 février 2023 - 10:00Le « Cycle de débats du CECMC » offre un espace de discussion autour de livres publiés par les chercheurs du Centre d’études sur la Chine moderne et contemporaine.La cinquième séance s'articulera autour de l’ouvrage de François Gipouloux, Commerce, argent, pou (...)(...)

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« Cycle de débats du CECMC »

Débat - Jeudi 30 juin 2022 - 10:00Le « Cycle de débats du CECMC » offre un espace de discussion autour de livres publiés par les chercheurs du Centre d’études sur la Chine moderne et contemporaine.La troisième séance s'articulera autour de l’ouvrage d’Alain ARRAULT (EFEO, CCJ-CECMC), A History o (...)(...)

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Cycle Sciences sociales et cinéma : "A Touch of Sin" de Jia Zhangke, avec Isabelle Thireau

Projection-débat - Lundi 15 novembre 2021 - 19:45Présentation du cycleLe cycle « Sciences sociales et cinéma », organisé par l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et mk2, propose chaque mois de venir découvrir une œuvre cinématographique, suivie d’une discussion avec une cherche (...)(...)

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