Publications

La collection Archives ouvertes du Centre Chine (CECMC) regroupe les documents (articles, pré-publications, chapitres d'ouvrages, actes de colloques) des membres du Centre. Elle propose ainsi un accès aux publications déposées dans l'archive ouverte HAL-SHS. Pour tout renseignement, s'adresser à Monique Abud.

The Asian Mediterranean

The Asian Mediterranean

François Gipouloux
2011
 Traduction de l'ouvrage "La Méditerranée asiatique", paru dans la collection "Réseau Asie" chez CNRS Éditions en janvier 2009. This insightful book draws upon a wide range of disciplines – political economy, geography and international relations – to examine how Asia has returned to its central position in the world economy. As in the case of the hosting of the Olympic games, it is cities rather than states which compete, whether as financial centres, logistical hubs or platforms for coordinating international subcontracting. Analysing the historical precedents of the Mediterranean maritime republics, the Baltic Sea Hanseatic League and the South China Sea mercantile kingdoms, the book delineates the way stable economic and legal institutions were developed largely beyond the purview of, and at times in conflict with, the State. Discussing the strong link between history and contemporary economic situation, appeal to academics, including post-graduate students of economics, geography, history, regional studies and Asian studies.
Taïwan, île de mémoires

Taïwan, île de mémoires

Samia Ferhat
Lyon,  Tigre de papier, 2011

L’histoire de l’île de Taïwan est aussi celle d’une histoire peu ou mal racontée jusqu’à très récemment. Ce tome, réunissant les travaux de chercheurs taïwanais, britanniques et français, tente de relater, pour la première fois en français, l’histoire de cette île colonisée tout d’abord par les Espagnols, les Hollandais, les migrants chinois, puis pendant un demi-siècle par les Japonais (1895-1945) et enfin, en 1945, par le gouvernement nationaliste chinois. A cela s’ajoute la diversité d’une île aux nombreuses cultures et pratiques aborigènes [Extrait de la 4e de couverture].  

  • Introduction : Samia Ferhat, Sandrine Marchand,
    «Une île – Un destin», introduction,p. 9
  • Edward Vickers,  «Le péché originel sur l'île du paradis ? Histoire coloniale
    de Taïwan sous la dynastie Qing  p. 35
  • Wu Nai-Teh, «Ecrire sur une blessure ( nationale ). Mémoire
    des événements du 28 février 1947 p. 59
  • Sandrine Marchand, «Le sentiment nostalgique
    dans la littérature des écrivains continentaux à Taïwan, p. 89
  • Hsiau A-chin, «Identité générationnelle et élaboration historique
    : Le mouvement d'opposition politique des années 1970 à Taïwan, p. 125
  • Samia Ferhat, «Guerre de résistance en Chine et à Taïwan :
    diffluence et incarnations de la mémoire», p. 147
  • Peng Hsiao-yen, Reconstruction et déconstruction de I'histoire
    dans le film Lust/ Caution, p. 189
  • Chantal Zheng, Christianisme et art chrétien chez les Paiwan :
    Mémoire d’une culture austonésienne, p. 223
  • Liu Pi-chen, Du stigmate à la revendication : Mémoire
    et oubli dans la refondation des identités aborigènes de Taiwan, p. 247
  • Damien Morier-Genoud, L’élaboration d’une « historiographie native »
    à Taiwan (1972-2004) l1 l2 l3
Chinafrique, avez-vous dit ?

Chinafrique, avez-vous dit ?

Outre-Terre

Sous la direction de Thierry Pairault, Michel Korinman
2011,  440 p.
La présence chinoise en Afrique est présentée tantôt comme une menace, tantôt comme un espoir. Ce serait l’expression selon les uns de l’arrogance d’un hyper-capitalisme conquérant, mais selon les autres d’un tiers-mondisme chaleureux et moderne. Ce numéro d’Outre-Terre se propose de jeter un regard froid sur les relations que la Chine entretient avec les pays africains en mobilisant les points de vue contrastés que livrent ici universitaires, hommes politiques et autres acteurs africains, chinois ou occidentaux.
L'opium

L'opium

Une passion chinoise

Xavier Paulès
Paris,  Payot, Histoire ,  2011,  320 p.
Préface de Timothy Brook. Dans l'imaginaire des Occidentaux, bercés par les aventures de Tintin dans Le Lotus bleu ou par la lecture des Paradis artificiels de Baudelaire, l'opium reste indissolublement lié à la culture chinoise, alors que les Chinois le voient eux comme une drogue par essence "étrangère", symbole des agressions impérialistes dont leur pays a été victime au XIXe siècle à travers les deux guerres qui portent son nom. Entre 1750, date de l'arrivée massive et illicite de l'opium indien dans les cales des bateaux anglais, et 1950, date de son éradication définitive par Mao, l'opium a posé sur la Chine une empreinte considérable et lui a ouvert les portes de la modernité. Si son succès y fut remarquable à tous les étages de la société, il n'en fut pas moins bref et coïncide avec ce moment où l'empire des Qing en déclin passe sous tutelle des puissances étrangères. Dans cet essai brillant et décapant, qui tord le cou à bon nombre d'idées reçues, l'auteur nous donne des clés pour expliquer ce succès inédit. Il sera suivi d'une tout aussi étonnante désaffection, qui s'explique non pas tant par les ravages de ce "fléau" sur la population que par la montée du nationalisme chinois. En définitive, il nous dresse de son rôle un bilan nuancé : si l'opium apparaît de prime abord comme un symptôme de l'affaiblissement de l'Etat - et non comme une de ses causes profondes -, il contribue vite à son renforcement en devenant une source vitale de revenus. Sur le plan humain, il a un coût indéniable et a pu aggraver certaines famines. Mais il a accéléré l'intégration des ethnies minoritaires de régions pauvres et isolées en leur permettant de disposer d'une production commercialisable. Enfin, il a facilité les échanges commerciaux inter-régionaux et créé les conditions du développement exponentiel de villes comme Hong Kong ou Shangai.  
Réflexions chinoises

Réflexions chinoises

Lettrés, stratèges et excentriques de Chine

Jean Levi
Paris,  Albin Michel, 2011,  253 p.
À travers les parcours exemplaires d’excentriques et de rebelles de la Chine ancienne, Jean Levi interroge les deux dimensions essentielles de la civilisation chinoise, wen, lettrée, et wu, militaire, dans leur rapport ambigu au langage. Des Entretiens de Confucius aux traités de stratégie et d’art de la guerre et de la politique de Sunzi et Han Fei, en passant par les poème de l’anarchiste Xi Kang, il aborde les questions de la relation maître-disciple, la transmission, la traduction ou encore la philosophie comme mode d’expression littéraire. Partant d’exemples concrets, de dialogues allégoriques, ironiques, aporétiques, Jean Levi fait vivre la pensée chinoise. Et, par un subtil jeu de miroirs, ces réflexions sur des phénomènes intellectuels et idéologiques propres à la culture chinoise renvoient une image qui nous invite à réfléchir sur nous-mêmes : les relations de similitude et d’écart entre la Chine et l’Occident s’approfondissent ici d’un reflet spéculaire, sans que jamais la figure de l’Occident soit réellement présente ; elle n’existe que comme absence à interroger. (4e de couverture)
Pékin à l’ombre du Mandat Céleste

Pékin à l’ombre du Mandat Céleste

Vie quotidienne et gouvernement urbain sous la dynastie Qing (1644-1911)

Luca Gabbiani
Paris,  EHESS, En temps & lieux ,  2011,  288 p.
Comment la ville de Pékin fut gouvernée sous le régime impérial tardif, dans un pays où la ville semble ne pas avoir de réalité administrative ? Quelle est la réalité de ce gouvernement urbain confronté à des difficultés grandissantesDominée dans son espace et son administration par le fait impérial mandchou, la gestion urbaine de Pékin, articulée au contexte historique local et du pays tout entier, révèle très concrètement l’évolution du régime impérial dans toute sa complexité. Luca Gabbianni décrit au plus près le fonctionnement ordinaire des instances gouvernementales, centrales et locales, tout en ouvrant sur la décennie xinzheng (1901-1911)des perspectives aussi saisissantes que peu conformes aux opinions communément admises. Laboratoire des réformes xinzheng, (« nouvelles politiques » inspirées des monarchies constitutionnelles occidentales et japonaise) Pékin a servi de modèle et d’étalon au reste du pays. Demeuré largement dans l’ombre jusqu’à présent, cet apport découle à la fois du statut de la ville et de l’influence qu’y exerçaient les pouvoirs publics centraux, principaux pourvoyeurs de fonds pour les instances du nouveau gouvernement urbain. Cela contredit une autre idée communément admise, qui voudrait que l’expérience pékinoise au cours des dernières décennies du régime impérial n’ait eu qu’une incidence marginale, sinon négative, sur la transformation du pays et sur l’édification de son futur.  (4e de couverture)
Gateways to globalisation

Gateways to globalisation

Asia’s international trading and finance centres

François Gipouloux
Cheltenham,  Edward Elgar, 2011,  288 p.
This volume is the result of a three-year research project funded by the Agence Nationale de la Recherche (France). The research has involved extensive data collection, field studies and interviews in China, Japan, Singapore, and Hong Kong. A team of historians, economists, sociologists, and anthropologists have exchanged findings in order to grasp the regional character of trade and finance, beyond national borders and traditional academic frameworks, bringing each perspective into play. This collective effort offers, in addition to its regional framework, up-to-date information that strengthens an original trans-disciplinary analysis of a region and its economic characteristics, which will be of interest to readers within academia and beyond.  A strong geographical perspective has been adopted for the analysis, which defines trading and financial hubs as global cities which frequently have more in common and closer linkages with each other than with their corresponding hinterlands.  These global cities illustrate to what extent world trends deeply penetrate the national territorial interior and processes that were presumed to be controlled by the State. (4e de couverture)
Chine-Afrique

Chine-Afrique

La concurrence entre la Chine, les anciens partenaires de l’Afrique et les autres pays Brics

Julien Bokilo
Paris,  L'Harmattan, Études africaines ,  2011,  96 p.

Le décollage économique de Pékin et des autres pays Brics (Inde, Russie, Brésil, Afrique du Sud) bouleverse la donne économique mondiale. Or ces pays ont un grand besoin des matières premières dont regorge l'Afrique afin de développer et soutenir leurs économies. Ce livre propose de démêler l'écheveau des stratégies économiques des partenaires du continent africain et de pénétrer les arcanes de la diplomatie et des relations économiques.

China in Africa

China in Africa

Competition between China, traditional trade partners of Africa et BRIC countries

Julien Bokilo
Paris,  L'Harmattan, Études africaines ,  2011,  106 p.

The economic take-off of Beijing and other BRIC countries shakes the global economic map. To develop a sustainable economy, they need, as the old industrial countries, raw material that abounds Africa. This book proposes to disentangle the African partner's economic strategies and to penetrate the mysteries of diplomacy and international business relations.

Écrits de Maître Wen

Écrits de Maître Wen

Jean Levi
Paris,  Les Belles Lettres, Bibliothèque chinoise ,  2012,  CXXXV - 555 p.

Le Wenzi se présente comme un traité de bon gouvernement à l'usage des sages souverains. Mais, comme tous les traités de science politique de la Chine ancienne, il est aussi une réflexion sur le Tao et un manuel de culture de soi. En effet, en vertu de la théorie de la résonance, propre à cette pensée cosmologique, il existe une intime correspondance entre le ciel, le corps et la société. Aussi le Sage qui a appréhendé le Principe dans son essence, est capable d'harmoniser ses souffles et, à travers la régulation de ses organes internes et du principe vital, d’assurer l’ordre dans l’État. Profondément influencé par le Livre de la Voie et de la Vertu dont il se veut une sorte de commentaire, mais un commentaire qui en fournirait les applications pratiques, le Wenzi reprend les notions de vide, de non-agir, d’unicité, et fait sien le postulat de la prééminence du Non-être sur l’Être pour leur conférer un tour nettement politique et tenter de fournir une assise métaphysique, voire ontologique à l’empire centralisé et unifié en train de se mettre en place. Non seulement le Wenzi reprend les thèmes du Laozi, mais encore il en adopte le rythme et le vocabulaire, notamment les accents inspirés et mystiques. En même temps, il ne laisse pas d’inquiéter, dès lors que l’on garde à l’esprit qu’il s’agit de justifier par le fonctionnement naturel des choses un ordre qui n’a rien de naturel et serait plutôt totalitaire. Il demeure en tout cas un document précieux et irremplaçable pour comprendre, de l’intérieur, le fonctionnement du régime impérial et retracer les étapes de l’élaboration de sa justification idéologique. (4e de couverture)

China, democracy, and law

China, democracy, and law

A historical and contemporary approach

Pierre-Étienne Will, Mireille Delmas-Marty
Trad. Naomi Norberg
Leiden,  Brill, Handbook of Oriental Studies ,  2011,  900 p.

This landmark volume deals with such essential questions as: What points of departure, or resources, can be identified in Chinese history and culture for what we call 'democracy'? What are, and have been, their potential for development in a modern China confronted with powerful Western influences? Are there any connections between imperial China’s strong legal tradition and the PRC’s current endeavour to restore the rule of law, in a context of legal globalization in which China itself is an important participant? How serious, or superficial, should the political opening which started in the 1980s be regarded, and the discourse on human rights currently heard in official circles? And finally, how relevant is Taiwan’s experiment with democratic institutions? In this rich and inspiring volume, foremost French scholars carefully clarify the process of political and legal change, convincingly showing that these questions cannot be answered without a proper understanding of centuries of Chinese juridical, philosophical, religious and political thought. Ouvrage publié avec le soutien du Centre national du livre/ Published with financial support by the Centre national du livre.

The Emperor’s new mathematics

The Emperor’s new mathematics

Western learning and imperial authority in China during the Kangxi reign (1662-1722)

Catherine Jami
Oxford,  Oxford University Press, 2012,  XV-436 p.

In 1644 the Qing dynasty seized power in China. Its Manchu elite were at first seen by most of their subjects as foreigners from beyond the Great Wall, and the consolidation of Qing rule presented significant cultural and political problems, as well as military challenges. It was the Kangxi emperor (r. 1662-1722) who set the dynasty on a firm footing, and one of his main stratagems to achieve this was the appropriation for imperial purposes of the scientific knowledge brought to China by the Jesuit mission (1582-1773).
For almost two centuries, the Jesuits put the sciences in the service of evangelization, teaching and practising what came to be known as 'Western learning' among Chinese scholars, many of whom took an active interest in it. After coming to the throne as a teenager, Kangxi began his life-long intervention in mathematical and scientific matters when he forced a return to the use of Western methods in official astronomy. In middle life, he studied astronomy, musical theory and mathematics, with Jesuits as his teachers. In his last years he sponsored a great compilation covering these three disciplines, and set several of his sons to work on this project. All of this activity formed a vital part of his plan to establish Manchu authority over the Chinese. This book explains why Kangxi made the sciences a tool for laying the foundations of empire, and to show how, as part of this process, mathematics was reconstructed as a branch of imperial learning.

La Chine au Congo-Brazzaville

La Chine au Congo-Brazzaville

Stratégie de l'enracinement et conséquences sur le développement en Afrique

Paris,  L'Harmattan, Études africaines ,  2012,  314 p.

La Chine a besoin des matières premières dont dispose l'Afrique, ce qui semble justifier la stratégie d'enracinement chinoise au Congo. Cette étude montre les constances de cet échange, comment la Chine maintient les Africains dans une dépendance grâce aux ancrages idéologique, monétaire et humanitaire, comment elle mène une gestion ethnocentrique en Afrique. Voici une réflexion sur l'échange asymétrique et sa dynamique dans le jeu de coopération économique entre les pays riches et les pays pauvres.

Jean-Jacques Rousseau en Chine (de 1871 à nos jours)

Jean-Jacques Rousseau en Chine (de 1871 à nos jours)

Xiaoling Wang
Montmorency,  Éditions Société Internationale des Amis du Musée Jean-Jacques Rousseau, 2010,  376 p.
« Parmi les écrits politiques occidentaux, Du Contrat social (1762) de Jean-Jacques Rousseau fut l’un des premiers à avoir été traduit, commenté et diffusé en Chine. De nombreuses études affirment son influence indéniable sur la Révolution de 1911, qui a fondé la République dans ce pays, mais aucune n’a abordé les questions posées par la traduction de cette œuvre. Cet ouvrage se donne comme objectif de mener une réflexion pour la première fois centrée sur la traduction du Contrat social de Rousseau et son influence sur la pensée moderne chinoise.  Il continue à servir de référence au débat pour l’instauration de la démocratie en Chine. » [Résumé de l'auteur]
Histoire d’une drogue en sursis

Histoire d’une drogue en sursis

L’opium à Canton, 1906-1936

Xavier Paulès
Paris,  EHESS, En temps & lieux - Vol 18,  2010,  381 p.
Cet ouvrage traite des mutations d’une société urbaine dont l’ampleur et la rapidité ne peuvent se comparer qu’à celles qu’on observe en Chine aujourd’hui. Rivalités politiques, transformation de l’ordre fiscal et administratif, affirmation d’une économie des loisirs, hiérarchie sociale, place des femmes, influence des sociétés secrètes et du monde du crime, construction d’une identité nationale, il n’est guère de question qui ne reçoive ainsi un éclairage nouveau et original : l'auteur montre avec force que l’opium n'a été ni un fléau de santé publique, ni un facteur de désintégration du corps social plus d'information. (4e de couverture)
Citadins et citoyens dans la Chine du XXe siècle

Citadins et citoyens dans la Chine du XXe siècle

Essai d'histoire sociale. En hommage à Marie-Claire Bergère

Yves Chevrier, Alain Roux, Xiaohong Xiao-Planes
Paris,  Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2010,  606 p.
« La Chine, qui a terminé sa révolution et a jeté les bases d'une gigantesque métamorphose, défie les catégories habituelles de la politique. L'énigme chinoise est ici mise en lumière à travers une histoire sociale des villes au xxe siècle, à la veille du basculement qui va faire d'un très ancien pays agraire une société dominée par l'urbain. Cette phase moderne de l’histoire en longue durée des sociétés urbaines chinoises, dans les contextes successifs des « traités inégaux » et des « concessions », de la dictature du Guomindang et de l’occupation japonaise, de la révolution et du régime maoïstes puis des réformes post-maoïstes, a fait l’objet des travaux de Marie-Claire Bergère à qui ce recueil d’essais rend hommage. Venus de Chine, d’Amérique et d’Europe, les auteurs écrivent moins l’histoire d’une démocratie absente, selon les formes institutionnelles prescrites, que celle d’un social travaillant sur lui-même en présence des pouvoirs qui se partagent le pays, à Shanghai, à Canton, à Tianjin et à Xi’an. Leur plongée au-dessous de la surface événementielle éclaire l’épaisseur historique des transformations, des mobilisations, des impasses et des paradoxes de la société chinoise au xxe siècle. C’est dire que cette histoire sociale revendique pleinement la grande tradition qui cherche dans l’enquête historique sur les sociétés les clés de l’intelligence du politique. Ce livre est en ce sens une grammaire historique du mouvement social et politique chinois actuel qui ne doit pas être réduit à un débat abstrait sur les droits de l’Homme. » Au sommaire, des articles de chercheurs qui ont été étudiants, collègues de Marie-Claire Bergère à l’INALCO et à l’EHESS, mais aussi de collègues chinois et américains, notamment de Frederic Wakeman, décédé en 2006, et de Ho Pui-yin, professeur au département d’histoire de l’Université Chinoise de Hong Kong, qui a été étudiante à l’INALCO et fréquentait assidûment la bibliothèque du Centre Chine. Une bibliographie des travaux de Marie-Claire Bergère complète l’ouvrage. Articles de chercheurs membres du CECMC Laurent Galy : Une trajectoire tianjinoise: Liu Mengyang ou la fidélité à l’autonomie locale, p. 151-182.   Lucien Bianco : L’agitation paysanne dans la région de Shanghai durant la première moitié du XXe siècle, p. 263-296.   Xiaohong Xiao-Planes : La Shanghai Civic Association : bourgeoisies et politisation de la société urbaine, 1932-1937, 2967-306.   Pierre-Étienne Will : La génération 1911 : Xi’an, 1905-1930, p. 353-424.   Wang Ju : Le troisième âge d’or de l’industrie cotonnière de Shanghai (1946-1947), p. 425-454.   Alain Roux : Le syndrome de Ye Gong : le parti communiste chinois et les ouvriers à la veille de la prise de Shanghai, p. 307-352.   Isabelle Thireau et Hua Linshan : Entre le local et le national : migration et citoyenneté après les réformes de Deng Xiaoping, p. 541-578.
La révolution fourvoyée

La révolution fourvoyée

Parcours dans la Chine du XXe siècle

Lucien Bianco
La Tour d’Aigues,  Éditions de l’Aube, Mondes en cours – Essais ,  2010,  232 p.
« Quand on navigue en haute mer, on doit compter sur le timonier » : cette phrase a été un leitmotiv du culte de Mao, un culte qui a entraîné de terribles désastres pour la Chine. Ne nous laissons pas subjuguer par un Grand Timonier acharné à imposer ses lubies à tout un peuple. En revanche, laissons-nous guider par la voix modeste mais assurée de Lucien Bianco, chercheur et intellectuel qui a su porter un regard lucide et perspicace sur la Chine du XXe siècle. Les articles reproduits dans cet ouvrage constituent un parcours, autour des thèmes de prédilection de l’auteur : la paysannerie, la démographie, le maoïsme et la révolution. À une époque où la Chine a enfin pris le chemin de la modernisation, mais sous des formes — notamment politiques — qui peuvent paraître inquiétantes, Lucien Bianco nous fournit des repères très utiles pour comprendre les origines de cette énigmatique « puissance émergente ». « Un livre passionnant. » [Présentation de l’éditeur] Cet ouvrage se compose d’une réédition des principaux articles de Lucien Bianco, réédition réalisée par Martine Morier avec l’autorisation des revues et journaux dans lesquels ces articles ont été originellement publiés. Une préface de Marie-Claire Bergère introduit l’ouvrage. Chaque article est précédé d’un chapeau rédigé par Michel Bonnin, qui le situe dans son contexte historique. Au sommaire : « La page blanche », Politique aujourd’hui, 5, 1970, p. 96-112 ; 6, pp. 59-72. « Voyage en Chine », Esprit, mars 1975, p. 430-436 ; avril 1975, pp. 595-601. « Comment Yugong déplaça les montagnes », Esprit, juin 1976, p.  1252-1256. « La révolution fourvoyée », Le Monde, 10 septembre 1976, p. 4. « Essai de définition du maoïsme », Annales. Économies, Sociétés, Civilisations, 34 (5), 1979, p. 1094-1108. « La population chinoise face à la règle de l’enfant unique », Actes de la recherche en sciences sociales, 78 (1), 1989, pp. 31-40 (avec la collaboration de Hua Chang-ming). « L’agitation paysanne menace-t-elle le régime ? », Perspectives chinoises, 17-18, juillet-août 1993, p. 13-16. « Conflits villageois dans la Chine du XXe siècle », Études rurales, 157-158, « Jeux, conflits, représentations », 2001, p. 45-63. « Vingt-cinq ans de réformes rurales, après le beau temps, la pluie », Esprit, février 2004, p. 104-112. « Mao et son modèle », Vingtième Siècle. Revue d’histoire, 101, janvier-mars 2009, p. 81-93.
Les ruses de la démocratie

Les ruses de la démocratie

Protester en Chine

Hua Linshan, Isabelle Thireau
Paris,  Le Seuil, L'histoire immédiate ,  2010,  449 p.
L'objet de ce livre est d'analyser une forme particulière de protestation en République populaire de Chine. Dès l'arrivée au pouvoir du Parti communiste chinois, en 1949, des hommes et des femmes se tournent en effet vers les autorités locales ou nationales pour leur faire des suggestions, réclamer assistance, dénoncer des ennemis de classe, rechercher des parents disparus. En 1951, une administration spécifique est mise en place, dite des Lettres et visites, chargée de recevoir, de classer et d'acheminer vers qui de droit ces témoignages et ces requêtes. Non seulement cette administration s'est maintenue jusqu'à aujourd'hui, mais elle n'a cessé de s'étendre et de s'institutionnaliser, légitimant l'existence d'un espace d'adresse directe à des pouvoirs politiques et administratifs largement imbriqués.   Un espace de parole a donc été autorisé, qui n'a cessé lui aussi de se redéployer et de se modifier. Contraint par des procédures formelles mais aussi par une idéologie et des pratiques politiques qui délimitaient de manière étroite le champ des témoignages valides, cet espace a été saisi par les acteurs sociaux de façon à la fois massive, intense, et inattendue. Il a suscité en retour des réformes successives de l'administration des Lettres et visites, mais aussi et surtout, il a aboutit à une interpellation morale et politique de ceux qui dirigent et administrent le pays. Plus que l'histoire de l'administration des Lettres et visites, le propos de cet ouvrage est d'observer comment cet espace a été transformé et redéfini par ceux qui l'ont investi. Car si l'on trouve dans les témoignages adressés à ce dispositif les demandes d'information, les requêtes ou les plaintes contre les dysfonctionnements administratifs attendus, on y trouve aussi l'expression de sentiments d'injustices qui ne disposent pas, dans la société chinoise, d'autres lieux pour les accueillir. Autrement dit, cet espace de parole a débordé le champ qui lui était officiellement imparti. La nature des faits singuliers rapportés comme les principes moraux et les repères politiques à la lumière desquels ceux-ci peuvent être jugés ont été pendant plusieurs décennies retravaillés : les auteurs de témoignages ont repoussé les limites imposées, frayé de nouvelles associations, proposé de nouvelles interprétations. Cet espace est devenu le lieu d'une contestation du réel sans cesse croissante, d'une formulation souvent périlleuse de ce qui ne devrait pas être, d'une requalification des repères normatifs communs. Il est aussi le lieu où, tout simplement, sont accomplis les récits des injustices subies, permettant à celles-ci d'être sinon réparées du moins exposées, et à ceux qui les subissent de dire qui ils sont en manifestant ce qu'ils récusent.
Jardins japonais

Jardins japonais

Danielle Elisseeff
Paris,  SCALA, 2011,  127 p.
Jardins secs, jardins paysages, jardins pour le thé, les jardins japonais relèvent d'un art subtil mêlant l'eau, le végétal, la pierre et la volonté de l'homme de lutter contre les désordres de la nature et du monde. Ces lieux propices à la contemplation et à la méditation, conçus selon des codes en relation avec la peinture et la calligraphie, et un langage symbolique trouvant ses sources dans le bouddhisme et dans le shintoïsme, sont des représentations du monde en miniature, de véritables peintures en trois dimensions. Objets d'admiration et de fascination pour les Occidentaux, les jardins japonais ont eu une influence considérable sur l'a et l'architecture dès la fin du XIXe siècle. Ils restent cependant largement méconnus. Ce livre donne des clés de compréhension aussi bien historiques que stylistiques permettant de partir à la découverte des plus célèbres d'entre eux et d'apprendre à lire leurs significations. (4e de couverture)
Dispute sur le sel et le fer

Dispute sur le sel et le fer

Jean Levi
Paris,  Les Belles Lettres, Bibliothèque chinoise ,  2010,  739 p.
Porté au rang des classiques chinois, La Dispute sur le sel et le fer retranscrit les répliques échangées en 81 avant J.-C. au cours d'un conseil impérial,  dont le point de départ est la question du monopole du sel et du fer, décrété quarante ans plus tôt comme moyen de renflouer le Trésor épuisé par la guerre contre les Huns et quelques autres barbares. Il s'ensuivra une controverse générale sur la manière de gouverner, entre d’une part, des tenants de l’école des Lois, pour lesquels les questions de morale n’ont aucune part à tenir dans le domaine politique, et d’autre part, des érudits confucéens et des sages. Ce texte, transmis par Huan Kuan dans la seconde moitié du Ier siècle avant notre ère, constitue à la fois un témoignage de première main et sans fard sur les conditions de vie concrètes et sur les mœurs politiques de cette époque lointaine, et une mine de réflexions atemporelles sur l’art de gérer une société.
La Chine

La Chine

Des guerres de l'opium à nos jours

Xavier Paulès
Paris,  La Documentation française, Documentation photographique - Le dossier ,  2013,  63 p. p.

L'histoire de la Chine a, depuis peu, réintégré les programmes d'histoire-géographie de l'enseignement secondaire. Comment comprendre la position qu'elle occupe aujourd'hui sur la scène mondiale, sans un regard sur le chemin parcouru depuis un siècle, voire un siècle et demi ? A partir de quand dérouler le fil du temps pour évoquer de la manière la plus cohérente les relations de la Chine avec le monde "moderne" ?  Dans ce dossier, l’auteur  a choisi de lancer la réflexion à partir des guerres de l'opium, qui voient, au XIXe siècle, l'empire du Milieu sortir défait de conflits l'opposant à des puissances occidentales naguère dédaignées. C’est toute l’histoire de la Chine moderne qui est ici abordée. Le parcours s’étend des réformes lancées à la fin du XIXe siècle à l’adoption, depuis 1979, d’une « économie communiste de marché », unique en son genre, qui a permis à la Chine de retrouver les chemins de la puissance, sans pour autant adopter les règles de la démocratie.

Sommaire (site de l'éditeur)

L'islam de Chine

L'islam de Chine

Un islam en situation minoritaire

Elisabeth Allès
Constance-Hélène Halfon (ed.)
Paris,  Karthala, Terres et gens d'islam (ISSMM) ,  2013,  192 p.

Un an après la disparition d’Elisabeth Allès, le livre tiré de son habilitation paraît début janvier dans la collection Terres et gens d’islam (IISMM) dirigée par Bernard Heyberger et Nathalie Bernard-Maugiron.  Il sera présenté le vendredi 25 janvier de 18h à 20h dans l’amphi du 105 bd Raspail.

Dans L’islam de Chine, Élisabeth Allès met en lumière l’extrême diversité des « situations minoritaires » dans lesquelles se trouvent placés les musulmans de Chine : Hui de la plaine centrale, vivant paisiblement leur religion au sein d’un environnement massivement han ; Hui du Zhejiang à la recherche de leurs racines ; musulmans de Canton et de Hong Kong, aussi bien Hui que migrants ouighours ou indo-pakistanais ; Ouighours turcophones du Xinjiang confrontés à la colonisation han. Quand les Dounganes et les Ouighours traversent les frontières vers les trois nouvelles républiques de l’ancienne URSS, où sont leurs familles, que ce soit pour y résider, pour y faire des affaires ou pour passer de l’une à l’autre de ces républiques, nous les suivons louvoyant au milieu des contraintes politiques, du nationalisme, de la méfiance envers leur imposant voisin chinois, de la défiance de ces pays les uns envers les autres.

Dans chaque cas, les communautés concernées inventent des stratégies de survie qui se transforment selon les circonstances et qui vont de la résistance ou de la fuite à l’adaptation et à la coexistence pacifique. Elles sont donc, non pas objets passifs, mais acteurs de leur propre destin. (4e de couverture)
Chine, le nouveau capitalisme d'État

Chine, le nouveau capitalisme d'État

Marie-Claire Bergère
Paris,  Fayard, Doc.temoignage ,  2013,  309 p.

 Les réformes économiques menées en Chine à partir de 1980 ont changé le destin de ce pays longtemps soumis à la dictature de Mao Zedong. Au tournant du nouveau siècle, la Chine, apparemment convertie au capitalisme, semble marcher vers la démocratie. La crise de 2008 a cependant mis en lumière le rôle croissant du secteur public qu’on croyait condamné, et les obstacles rencontrés par un capitalisme qu’on croyait prêt à triompher. Quelle est donc la véritable nature de ce système économique et politique ? Pour répondre à cette question, Marie-Claire Bergère examine la nature des réformes lancées depuis 1980, et conduites de façon autoritaire par un régime demeuré communiste dont l’objectif n’est pas de créer un système capitaliste, mais d’utiliser au mieux les ressources du marché pour développer la richesse de la Chine, renforcer sa puissance et préserver le monopole politique du parti. La stratégie mise en œuvre repose sur le rôle primordial accordé à un secteur public rénové et à ses entrepreneurs bureaucrates et sur le dynamisme soigneusement circonscrit du secteur privé et de ses capitalistes. La clé de voûte de ce système demeure le parti unique qui tire sa légitimité non plus de l’idéologie, mais de la croissance. Les succès remportés par ce nouveau capitalisme d’État sont-ils durables et en font-ils un modèle transposable ? Un tel modèle serait-il capable d’assurer la diffusion et l’universalisation des valeurs « confucéennes » dont se réclame désormais le pouvoir communiste ? Bien des scénarios sont imaginables dont trois sont ici examinés : panne de croissance catastrophique, improbable révolution sociale et maintien d’un statu quo flexible.

La Chine des Ming et de Matteo Ricci (1552-1610)

La Chine des Ming et de Matteo Ricci (1552-1610)

Le premier dialogue des savoirs avec l'Europe

Isabelle Deron (éd.)
Paris,  Les éditions du Cerf, Cerf Histoire ,  2013,  256 p.

Comment s’est déroulée la première rencontre entre le monde européen de la Renaissance et le monde chinois de la dynastie des Ming ? Comment l'Occident a-t-il découvert Confucius ? Comment Euclide fut-il introduit en Chine ?

Un colloque international tenu à l’Unesco en 2010 s’est penché sur ces questions en suivant l’itinéraire du missionnaire jésuite italien Matteo Ricci (1552- 1610). Ce volume rassemble les réponses de quatorze intervenants qui font le point sur les circonstances du premier échange entre l’Europe et la Chine. Ils se replacent dans la perspective de la mondialisation qui, aujourd'hui, remet en question les valeurs communes des grandes civilisations. Ricci a-t-il divulgué en Chine des conceptions et des méthodes étrangères ou bien a-t-il bouleversé le discours des lettrés ? Comment la tradition confucéenne de pluralisme culturel et religieux pouvait-elle accueillir le monothéisme occidental ? Ces questions d'actualité sont, en Chine, très débattues.

Collaborations :  Viviane Alleton -  Françoise Aubin -  Zvi Ben-Dor Benite -  Michel Cartier -  Claudia von Collani -  Jean Dhombres -  Noël Golvers -  Isaia Iannaccone -  Isabelle Landry-Deron -  Pierre Léna -  Shenwen Li -  Jean-Claude Martzloff -  Thierry Meynard -  Frédéric Wang

De proche en proche

De proche en proche

Ethnograhie des formes d'associations en Chine contemporaine

Isabelle Thireau (éd.)
Bern,  Peter Lang, Mondes de l'extrême-orient - Vol 20,  2013,  317 p.

Des formes d'association nouvelles entre les individus modifient sans cesse la réalité sociale chinoise. En dépit de l'indétermination et de l'incertitude qui dominent, des actes volontaires de coordination sont accomplis chaque jour. D'une part, ils mettent à l'épreuve pactes et promesses ; d'autre part, ils confirment ou invalident les obligations et les engagements qui importent. Derrière l'apparente disparité des lieux ou des histoires évoquées, les contributions réunies dans cet ouvrage s'attachent à retracer de tels épisodes d'action concertée. Ecrites par des chercheurs chinois et français, elles prennent appui sur des matériaux d'enquête, tant historique qu'ethnographique. Les textes donnent ainsi à voir comment ceux qui s'associent, de façon parfois fugace, parfois stabilisée, retravaillent les arrangements sociaux, précisent le sens et la portée des institutions, testent des répertoires d'action et contribuent à redéfinir des façons de tenir ensemble. Six d'entre eux sont écrits en français et deux autres en langue anglaise.

Contenu

- Isabelle Thireau : Introduction

- Chang Shu: Mandatory organization and incapacity to act together: governance techniques of Dazhai under Mao 

- Hua Linshan : Le corps qui subit, le corps qui atteste : le pacte secret des habitants de Xiaogang

- Liu Xiaojing (Traduit par Isabelle Thireau) : Alliances et conflits, ruptures et réconciliations : les élections villageoises à Qiejiazhuang 

- Caroline Bodolec : Décider ensemble du développement local : le cas du musée des Arts et Traditions populaires de Nianpan (Shaanxi)

- Isabelle Thireau : Agir ensemble à Dongcun, ou le surgissement cachédu politique

- Liu Chun Brenda: Unpacking reconciliation: cultural dynamics in a public controversy in Shenzhen

- Elisabeth Allès : Organisations informelles et formelles de migrants Hui et Ouighours à Canton

- Wang Hansheng/Wang Yige (Traduit par Victoire Surio) : Action liante et lien agissant : le « système de responsabilitépar objectifs ».

Perspectives chinoises

Perspectives chinoises

Au nom de l'État : Interactions entre administrateurs locaux et citoyens

Perspectives chinoises

Sous la direction de Isabelle Thireau
2013,  121 p.

Dossier

La Chine et ses migrants

La Chine et ses migrants

La conquête d’une citoyenneté

Chloé Froissart
Rennes,  Presses universitaires de Rennes, Res Publica ,  2013,  406 p.

Ce livre montre comment l’évolution de la place des travailleurs migrants dans la société redéfinit les contours de la citoyenneté chinoise, sans toutefois en remettre en cause les principes. En combinant une analyse des politiques publiques à une approche de sociologie politique qui s’intéresse à la résistance de la société, il met à jour les dynamiques et les tensions qui sous-tendent la transformation du régime chinois. Fondée sur cinq années d’études de terrain, ce livre offre un éclairage inédit sur la manière dont le Parti a su s’adapter.

The lost generation

The lost generation

The rustication of China’s educated youth (1968–1980)

Michel Bonnin
Trad. Krystyna Horko
Hong Kong,  The Chinese University Press, 2013,  576 p.

The Lost Generation is a vital component to understanding Maoism. The book provides a comprehensive account of the critical movement during which seventeen million young "educated" city-dwellers were supposed to transform themselves into peasants, potentially for life. Bonnin closely examines the Chinese leadership's motivations and the methods that they used over time to implement their objectives, as well as the day-to-day lives of those young people in the countryside, their difficulties, their doubts, their resistance and, ultimately, their revolt. The author draws on a rich and diverse array of sources, concluding with a comprehensive assessment of the movement that shaped an entire generation, including a majority of today’s cultural, economic, and political elite.

上海史 (Histoire de Shanghai)

上海史 (Histoire de Shanghai)

走向现代之路

白吉尔 (Marie-Claire Bergère)
Trad. 菊, 王, 念国 赵
上海,  上海社会科学院出版社, 2014,  365 p.

Traduction en chinois de : Histoire de Shanghai, Paris, Fayard, 2002.


ISBN : 978-7-5520-0528-8
毛泽东

毛泽东

雄关漫道

阿兰·鲁林 (Alain Roux)
Trad. 笑 毕
广州,  中国人民大学出版社, 2014,  804 p.

Traduction en chinois de :  Le singe et le tigre : Mao, un destin chinois, Paris : Éditions Larousse, 2009, 1126 p.


ISBN : 978-7-300-19895-8
Le vieux bateau

Le vieux bateau

Zhang Wei
Trad. Annie Bergeret-Curien, Xu Shuang
Paris,  Seuil, Cadre vert ,  2014,  624 p.
Prix : 25 €

À Wali, petit bourg de la province du Shandong, à l’est de la Chine, sont fabriqués depuis aussi longtemps que l’on s’en souvienne des vermicelles transparents et délicieux. Des restes de la Grande Muraille rappellent l’existence de royaumes anciens et la présence d’un temps infiniment long et lointain. Le fleuve, sur lequel les vermicelles étaient transportés jusqu’au-delà des mers, s’est tari, le port est désert, seuls restent les vieux moulins dont la rumeur roule au gré du vent… Longtemps maître d’une fabrique, le clan des Sui a subi le triste sort de l’ancienne civilisation, violentée et transformée tout au long du XXe siècle.

Cette grande saga où alternent tragédie et farce, récit épique et vie sentimentale, trace le destin des trois enfants de la famille Sui au cœur de Wali, de la Chine et du monde. La ritournelle des moulins et un style plein de poésie nous entraînent dans la ronde des personnages et du temps.

Zhang Wei est né en 1955 dans la province de Shandong. Écrivain prolifique et reconnu, il a écrit Le vieux bateau alors qu’il avait à peine trente ans. Ce roman, sans cesse réédité, est considéré comme une des cent œuvres chinoises les plus marquantes du XXe siècle.


ISBN : 978-2020982641
Fiche éditeur : http://www.seuil.com/livre-9782020982641.htm
Les Taïwanais en Chine

Les Taïwanais en Chine

Hayet Sellami
Rennes,  Presses universitaires de Rennes, Géographie sociale ,  2014,  472 p.

Cet ouvrage explore la migration des Taïwanais sur le continent chinois ces vingt dernières années et tente de comprendre les questions identitaires qui s’imposent à eux du fait de leur parcours migratoire. Cette nouvelle migration portée par les récits de vie et itinéraires individuels des migrants taïwanais révèle une Chine qu’ils ont imaginée et une profonde rupture identitaire.


ISBN : 978-2-7535-2810-9
Fiche éditeur : http://pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3444
Chine-Algérie

Chine-Algérie

Une relation singulière en Afrique

Thierry Pairault, Fatiha Talahite (ed.)
Paris,  Riveneuve éditions, 2014,  256 p.

L'Algérie socialiste entretenait déjà des relations amicales avec la Chine maoïste, mais c'est paradoxalement dans les années 1990 et 2000, alors que l'Algérie abandonnait la référence officielle au socialisme, que les échanges entre les deux pays connaissent une expansion sans précédent, aux plans économique, commercial, humain..., tellement rapide qu'elle a pu alimenter des fantasmes sur la présence et les visées chinoises en Algérie. C'est cette accélération brutale de l'histoire des relations entre les deux pays qui est interrogée dans cet ouvrage. D'abord pour tenter d'en évaluer l'ampleur et les contours, puis, dans une perspective comparative, pour relativiser le phénomène au regard de ce qui se passe sur le continent africain, en distinguant les aspects contingents de cette présence de ceux qui s'inscrivent dans la longue durée, les traits singuliers de ceux que l'on retrouve ailleurs en Afrique.


ISBN : 978-2-36013-230-0
Pu Yi

Pu Yi

Le dernier empereur de Chine

Danielle Elisseeff
Paris,  Perrin, (Coll. "Biographies historiques") ,  2014,  304 p.

Puyi, qui régna de 1908 à 1912, est le dernier empereur de la dernière dynastie impériale chinoise : un souverain au destin particulièrement troublé puisque, de péripéties en choix calamiteux, il dut abdiquer trois fois, devint un jouet aux mains des militaires japonais, fut fait prisonnier par l'armée soviétique, comparut enfin devant le tribunal des criminels de guerre de Tôkyô et, malgré une cour assidue à Staline, fut rendu à Mao. Ainsi les premières retrouvailles avec son pays se feront d'abord derrière les portes des prisons de la République populaire... Cent ans plus tard, dans l'imaginaire collectif d'une Chine plus que jamais en quête identitaire, Puyi occupe une place grandissante. D'une manière paradoxale, et depuis plus de 25 ans, les Chinois, tout comme les Occidentaux, ne cessent de regarder ce " Dernier empereur" à travers les yeux du grand cinéaste Bertolucci : un homme pathétique, mais habité par une haute idée d'un État qu'il espère incarner un jour pour le plus grand bien de son pays.... La réalité est cependant moins " romantique " et bien plus pragmatique : son éducation et son statut hors-normes ont fait de Puyi un être autocentré sur sa personne et, de ce fait, d'abord un prédateur, tant sur le plan personnel que sur le plan politique. C'est paradoxalement avec ses " rééducateurs " communistes qu'il découvre, dans la douleur – en se perdant ou en se trouvant, qui le saura jamais ? -, le remords mais aussi l'intérêt porté à autrui. En s'appuyant sur la publication de documents récemment déclassifiés et de nombreux travaux universitaires, cette belle biographie de Puyi révèle un personnage inattendu sur lequelle l'auteur pose un regard neuf et objectif servi par une plume inspirée.


ISBN : 978-2-262-03895-3
Extrême-Orient, Extrême-Occident

Extrême-Orient, Extrême-Occident

Mobilité humaine et circulation des savoirs techniques (XVIIe – XIXe siècles) = Human mobility and the circulation of technical knowledge (17th-19th centuries)

Sous la direction de Catherine Jami
2014,  225 p.

Présentation

Quel est le rôle de la mobilité humaine dans la dynamique des savoirs en Asie ? Un éclairage nouveau sur la circulation des savoirs au sein de l'espace impérial chinois.
Que ce soit à l’échelle de l’individu ou celle des groupes professionnels, l’étude de l’itinéraire de savants versés dans des domaines techniques, pris dans sa dimension géographique, apporte un éclairage nouveau sur la circulation des savoirs à l’intérieur de l’espace impérial chinois, à l’échelle régionale et à l’échelle mondiale.

Les études rassemblées ici analysent le rôle de la mobilité humaine dans la dynamique spatiale des savoirs en Asie orientale entre le XVIIe et le XIXe siècles.
Tout d’abord, deux études sont consacrées à des personnages dont la carrière savante s’est déroulée sur le territoire impérial chinois.
Sont ensuite analysés les itinéraires de savoirs astronomiques et médicaux à travers les frontières entre les pays d’Asie orientale.
Enfin la trajectoire d’un chimiste et ingénieur japonais illustre la mobilité intercontinentale qui se développe à la fin de la période couverte. 

Sommaire

I. Itinéraires dans l’espace chinois

La carrière de Mei Wending (1633-1721) et le statut des sciences mathématiques dans le savoir lettré
Catherine Jami

Les traductions de F.-X. Dentrecolles (1664-1741), missionnaire en Chine : localisation et circulation des savoirs
Wu Huiyi

II. Relations diplomatiques et circulation des livres

Journey of the Modest Astronomers: Korean Astronomers’ Mission to Beijing in the Seventeenth and Eighteenth Centuries
Lim Jongtae

Commerce des livres et diplomatie : la transmission de Chine et de Corée vers le Japon des savoirs médicaux liés à la pratique de l’acuponcture et de la moxibustion (1603-1868)
Mathias Vigouroux

III. Industrialisation et innovation

Shimomura Kôtarô (1863-1937) and the Circulation of Technical Knowledge Between the United States, Japan, and Belgium
Aleksandra Majstorac Kobiljski

IV. Regards extérieurs

Revisiting the Social Theory and History of Science in Early Modern South Asia and Colonial India
Dhruv Raina

La loupe et le miroir
Christian Jacob 

La récidive

La récidive

Révolution russe, révolution chinoise

Lucien Bianco
Paris,  Gallimard, Bibliothèque des histoires ,  2014,  517 p.

L'accession de la Chine au rang de deuxième puissance économique mondiale confère une meilleure image à la révolution chinoise qu'à la russe. Elles ont pourtant presque tout en commun : la révolution chinoise a d'abord été une copie conforme de l'autre, Mao Tsé-toung ne connaissant guère le marxisme qu'à travers la vulgate de Staline. Puis il a pris conscience moins des vices de son modèle que de son inadaptation à un pays surpeuplé du tiers-monde. Mais au lieu de corriger le modèle, il a prétendu aller plus loin et plus vite dans le même sens. À la différence de la réplique d'un séisme, d'ordinaire moins catastrophique, le Grand Bond en avant est une réplique aggravée du premier plan quinquennal soviétique (1929-1933), conçu en fonction d'une fin rêvée sans tenir compte des possibilités. Et c'est en tournant le dos à la révolution que la Chine se développe à vive allure. Finalement, le panorama que fait ressortir Lucien Bianco de son étude est assez similaire : système politique, surexploitation de la paysannerie, entraînant les deux plus grandes famines du siècle, mise au pas des intellectuels, répression, camps. La comparaison entre Staline et Mao qui couronne le tableau le conduit à remonter jusqu'à Lénine et à faire sien le constat d'un historien chinois : "Autant que possible, le mieux est d'éviter de recourir aux révolutions."

Instants éternels

Instants éternels

Cent et quelques poèmes connus par coeur en Chine

Guilhem Fabre (ed.)
Trad. Guilhem Fabre
978-2-7291-2106-8,  Editions de la Différence, 2014,  288 p.

Cette anthologie qui s’arrête à la fin des Song du Sud, en 1279, réunit les poèmes classiques les plus cités. Elle détaille, pour la première fois par rapport aux autres anthologies, les conditions contemporaines de leur usage qui assurent leur transmission. De façon générale, un poème a pu traverser les âges grâce à la célébrité d’un vers ou d’un distique, repris à l’occasion par tout le monde ayant un bagage d’enseignement secondaire dans les années 60 ou ayant passé par l’enseignement supérieur, depuis les années 80.
La deuxième nouveauté de ce recueil est la tentative de replacer les poèmes dans le contexte de leur époque, de la vie et de l’itinéraire de chaque poète. Depuis les années 80, s’est opérée une véritable renaissance des travaux sur l’Empire du milieu et la poésie, en Chine comme à l’étranger. Mais si l’on en sait beaucoup plus sur la vie et l’œuvre des poètes de la grande époque classique, sous les Tang (618-907) et les Song (960-1279) aucun recueil n’a encore tenté de recouper les découvertes de ces dernières décennies, de retisser la trame des influences et des héritages, et de restituer, au plus près, le souffle des poètes de leurs temps, dans la continuité des âges.
Cette galerie de 55 portraits façonne, au fil des pages, une histoire réincarnée de la Chine à travers ses créateurs préférés. 


ISBN : 978-2-7291-2106-8
Le sage et le peuple

Le sage et le peuple

Le renouveau confucéen en Chine

Sébastien Billioud, Joël Thoraval
Paris,  CNRS éditions, Bibliothèque de l'Anthropologie ,  2014,  436 p.

Que signifie le « retour du confucianisme » dans une Chine redevenue puissance mondiale ? Alors que les études existantes privilégient les discours idéologiques et les débats intellectuels, ce livre prend pour la première fois comme point de départ l’émergence, dans les années 2000, d’un « confucianisme populaire » qui se distingue des initiatives officielles. À partir d’enquêtes de terrain menées sur près d’une décennie, il étudie le développement de nouvelles pratiques – réappropriation des textes classiques, culture du corps, création d’un néoritualisme… –, dans des contextes aussi variés que les écoles et les universités, les temples et les mouvements religieux, les entreprises et les administrations. En les analysant dans la perspective plus vaste d’une remise en cause en Chine des grands récits modernisateurs ayant dominé le xxe siècle, Le Sage et le peuple jette une lumière nouvelle sur l’articulation du politique et du religieux dans la Chine contemporaine. À travers l’observation des cultes d’État mis en place sur le continent et à Taïwan, c’est aussi la question du destin contemporain de la tradition cosmologique chinoise qui se trouve posée.


ISBN : 978-2-271-08154-4
Territoires de l’urbain en Asie

Territoires de l’urbain en Asie

Une nouvelle modernité ?

Manuelle Franck, Thierry Sanjuan [dir.]
Paris,  CNRS éditions, Études Asie et Pacifique ,  2015,  404 p.

Les métropoles d’Asie s’imposent dans l’espace mondial par leur nombre et leur poids. Incarnation de la montée en puissance économique et géopolitique de la région, elles sont devenues des pôles de création majeurs.

Les chercheurs réunis ici analysent toutes les facettes de cette explosion urbaine qui bouleverse les trames historiques, en mettant en œuvre aussi bien des modèles internationaux importés, dans les formes du bâti et les structures urbaines, que des traductions inédites et asiatiques. Sociologues, historiens, géographes identifient les transformations à l’œuvre, exposent les actions de marketing urbain toujours plus sophistiquées qui les portent, et révèlent les articulations complexes entre acteurs publics et privés de plus en plus éloignées des politiques traditionnelles. Ils dévoilent aussi comment des constructions inédites, issues de ces recompositions de la demande, modifient radicalement les usages de la ville tout en suscitant, pour la première fois, des réactions de défense et de préservation des secteurs anciens. Car l’enjeu est de taille: l’Asie, en réaménageant toutes les représentations et pratiques citadines, semble inventer une nouvelle modernité mondiale.

Pluridisciplinaire, cet ouvrage unique aborde toutes les échelles de la ville, de l’habitat à la rue, aux diverses formes de quartiers jusqu’à l’ensemble des agglomérations, et présente des contributions sur la Chine, le Japon et l’Asie du Sud-Est, selon cinq champs principaux: les identités et reconfigurations des héritages dans la ville; les politiques publiques et les recompositions des territoires urbains; les espaces collectifs et les pratiques de la ville; les modèles de l’habiter; et les nouvelles échelles de la ville.

请中国作证 (La preuve par la Chine)

请中国作证 (La preuve par la Chine)

杜赫德的<中华帝国全志>

蓝莉 (Isabelle Landry-Deron)
Trad.  许明龙 Xu Minglong
上海,  商务印书馆, 2015,  427 p.

Traduction en chinois de : La Preuve par la Chine : la « Description » de J.-B. Du Halde, jésuite, 1735. Paris : EHESS, 2002. 428 p. (« Civilisations et sociétés »). Prix Giles 2005 de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres.

Le Prix Fu Lei de la traduction et de l’édition 2015, Catégorie « Essai », a été remis à Xu Minglong, le traducteur.


ISBN : 978-7-100-10669-6
Fiche éditeur : http://www.cp.com.cn/book/cf3ca0af-1.html
La Chine et l’Occident

La Chine et l’Occident

cinq siècles d’histoire

Michel Cartier
Paris,  Odile Jacob, Histoire ,  2015,  191 p.

Faut-il avoir peur de la Chine ? Dernier grand pays gouverné sans interruption depuis plus de soixante ans par un Parti communiste, la République populaire de Chine ne nourrit plus les rêves politiques des Occidentaux, mais devrait-elle susciter leur crainte ?

Le pays qui basculait, en 1949, dans la révolution de Mao n’a plus rien à voir avec la Chine d’aujourd’hui, en passe de devenir la première puissance économique de la planète. La vie des Chinois s’en trouvera-t-elle changée ? Vont-ils adopter un mode de vie semblable au nôtre et se transformer en un milliard et demi de consommateurs ? Ou bien cette position hégémonique conduira-t-elle la Chine à imposer sa loi et ses valeurs traditionnelles aux autres pays ?

Si la scène internationale est actuellement dominée par l’affrontement entre les nations occidentales et un monde musulman tenté par l’intégrisme, il n’est pas exclu qu’une Chine promue superpuissance puisse représenter, à plus ou moins long terme, un défi, voire une « menace » pour le reste du monde.

Pratiques indépendantes du documentaire en Chine

Pratiques indépendantes du documentaire en Chine

histoire, esthétique et discours visuels (1990-2010)

Judith Pernin
Rennes,  Presses universitaires de Rennes, Le Spectaculaire Cinéma ,  2015,  290 p.

Cet ouvrage analyse les pratiques du cinéma documentaire indépendant en Chine, de son apparition dans les années 1990 à nos jours. Si les réalisateurs se servent de méthodes opposées à celles, didactiques et autoritaires, des documentaires de propagande antérieurs aux années 1980, ils assimilent dans le même temps les derniers développements de l’histoire mondiale de cette forme. D’autre part, de la cinéphilie de piratage aux festivals non officiels, les indépendants créent des formes de partage du cinéma qui réunissent des acteurs de l’art contemporain et de l’activisme.


ISBN : 978-2-7535-3687-6
Fiche éditeur : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3769
Post-1990 documentary

Post-1990 documentary

Reconfiguring independence

Judith Pernin, Camille Deprez (ed.)
Edinburgh,  Edinburgh university press, 2015,  280 p.

In a post-1990 context of unrivalled creativity in documentary filmmaking, what does ‘independence’ really mean? With a broad selection of contributors, this is the first collection of in-depth case studies to cut across different media, formats, subject matters, purposes and national divides. Writing from a wide range of academic perspectives, contributors shed new light on historical, theoretical and empirical issues concerning independent documentary, to better comprehend the radical transformations of the form over the past twenty-five years.

While the digital turn has been widely acknowledged as decisive in reshaping film practices, especially independent ones, this anthology aims at assessing its consequences without overestimating the impact of technology on other political, economic, social and cultural changes. Continuities as well as breaks are therefore put in perspective, with a particular focus on the interactions between these new practices and the established film and television industries.

Divided into three main sections on ‘History and Spaces of Resistance’, ‘The Personal Experience’ and ‘Displacement, Participation and Spectatorship’, Post-1990 Documentary: Reconfiguring Independence provides an innovative interpretation of under-studied subject matters and styles, and rare analysis of differing production, distribution and exhibition strategies. It not only helps to rethink the notion of independence, but also contributes to a fundamental change in our perception of documentary filmmaking.


ISBN : 978-0-7486-9413-6
Fiche éditeur : http://www.euppublishing.com/book/9780748694136
La Chine contemporaine

La Chine contemporaine

[6e édition]

Alain Roux
Paris,  Armand Colin, Cursus ,  2015 [1998],  263 p.

En 1898, la Chine était encore l’Empire du Milieu avec ses mandarins aux idées surannées, ses paysans aux outils séculaires, ses vaines révoltes contre l’oppression étrangère et son rejet d’un monde dont elle avait cessé d’être le centre.

Au début du XXIe siècle, la Chine est devenue une puissance de premier ordre, en voie de modernisation malgré ses contrastes interrégionaux et ses criantes inégalités sociales. Comment expliquer cette prodigieuse transformation ? Par le récit des événements politiques, sociaux et économiques, ce livre restitue le processus complexe d’une longue et douloureuse quête de la modernité.

Documents originaux commentés et rappels chronologiques complètent l’analyse d’un siècle de révolutions traversé par la violence et les utopies meurtrières.
The sage and the people

The sage and the people

The confucian revival in China

Sébastien Billioud, Joël Thoraval
Oxford University Press, 2015,  352 p.

After a century during which Confucianism was viewed by academics as a relic of the imperial past or, at best, a philosophical resource, its striking comeback in Chinese society today raises a number of questions about the role that this ancient tradition might play in a contemporary context.

The Sage and the People is the first comprehensive enquiry into the "Confucian revival" that began in China during the 2000s. Based on extensive anthropological fieldwork carried out over eight years in various parts of the country, it explores the re-appropriation and reinvention of popular practices in fields as diverse as education, self-cultivation, religion, ritual, and politics.

The book analyzes the complexity of the "Confucian revival" within the broader context of emerging challenges to such categories as religion, philosophy, and science that prevailed in modernization narratives throughout the last century. Exploring state cults both in Mainland China and Taiwan, authors Sébastien Billioud and Joël Thoraval compare the interplay between politics and religion on the two shores of the Taiwan strait and attempt to shed light on possible future developments of Confucianism in Chinese society.

Imprimer sans profit ?

Imprimer sans profit ?

Le livre non commercial dans la Chine impériale

Michela Bussotti, Jean-Pierre Drège (ed.)
Genève,  Librairie Droz, Hautes études orientales. Extrême-Orient ,  2015,  772 p.

Empruntant sa méthodologie à l’histoire du livre occidentale, l’histoire récente du livre chinois a, du même coup, d’abord pris pour cible le livre imprimé dans un contexte commercial. La révolution du livre européen s’opérait pourtant dans des conditions très différentes, aussi bien sur les plans technique, politique et religieux qu’économique. C’est pourquoi il a semblé judicieux de s’engager dans des perspectives plus adaptées au monde chinois. L’une d’elles, qui prend le contrepied des premières tentatives, est précisément d’aborder le livre imprimé chinois dans une perspective qui relègue les aspects économiques et mercantiles du livre au second plan. Ainsi s’est tenu en juin 2009 un colloque international au titre interrogateur qui avait pour but d’explorer les divers aspects de la production et de la diffusion du livre imprimé par des acteurs dont les objectifs n’étaient pas particulièrement commerciaux. Tous les niveaux de la société y concoururent, de l’empereur lui-même aux organismes administratifs les plus divers, des temples aux particuliers. Ces actions mobilisaient parfois des moyens importants, mais le profit qu’espéraient les uns et les autres était d’un ordre plus subtil et plus complexe que les seuls revenus matériels. Ce sont les diverses facettes de cette production qui sont examinées dans le présent volume.


ISBN : 978-2-600-01376-5
Fiche éditeur : http://www.droz.org/france/fr/6286-9782600013765.html
China’s urban century

China’s urban century

Governance, environment and socio-economic imperatives

François Gipouloux (ed.)
Cheltenham,  Edward Elgar, 2015,  320 p.

The achievements of China’s urbanization should not be evaluated solely in terms of adequate infrastructures, but also in their ability to implement sound governance practices to ensure social, environmental and economic development. This book addresses several key challenges faced by Chinese cities, based on the most recent policies and experiments adopted by central and local governments. The contributors offer an interdisciplinary analysis of the urbanization process in China, and examine the following key topics: the institutional foundations of Chinese cities, the legal status of the land, the rural to urban migration, the preservation of the urban heritage and the creation of urban community, and the competitiveness of Chinese cities. They define the current issues and challenges emerging from China’s urbanization.

Contributors include: C.-H. Ai, L. Balula, O. Bina, K.W. Chan, H. Chen, D. Du, M. Elosua, S. Feuchtwang, F. Ged, F. Gipouloux, W. Gong, S. Goulard, Y. Hu, L. Huang, A. Hussain, S. Li, P. Morais, P. Ni, D.H. Perkins, O. Pillet, Y. Pu, Y. Shao, J. Tan, J. Wang, Z. Yuan, A. Xiong, W. Xu, H. Zhang


ISBN : 978 1 78471 508 3
Fiche éditeur : http://www.e-elgar.com/shop/china-s-urban-century
Muslims in Amdo Tibetan society

Muslims in Amdo Tibetan society

multidisciplinary approaches

Marie-Paule Hille, Bianca Horlemann, Paul K. Nietupski (ed.)
Lanham, Maryland,  Rowman & Littlefield, 2015,  354 p.

Muslims in Amdo Tibetan Society: Multi-Disciplinary Approaches offers nine case studies from several academic disciplines. The chapters describe the ethnic, cultural, linguistic, and religious diversity within the Muslim communities of Amdo and illustrate complex social interactions with other Amdo communities. While relations between Han Chinese and Tibetans, and between Han Chinese and Muslims in Qinghai and Gansu, have already attracted scholarly attention, this volume has a special focus on Tibetan-Muslim interactions. These are rarely discussed and if so, then mostly in the contexts of trade relations and conflicts. This volume challenges some established stereotypes of Tibetan-Muslim relations and also highlights new facets of cross-cultural contacts and religious and linguistic influences.

L’appel du bonheur

L’appel du bonheur

Le partage alimentaire mongol

Sandrine Ruhlmann
Paris,  Centre d'études mongoles & sibériennes, Ecole pratique des hautes études, Nord-Asie ,  2015,  358 p.

Pour les Mongols, partager de la nourriture, c’est bien plus et bien autre chose que se nourrir. En famille ou avec des visiteurs, au quotidien ou lors d’événements, le partage garantit, par un jeu d’« ouverture » et de « fermeture », le bon ordre des relations sociales, du déroulement des saisons et du cycle de la vie humaine. Il attire ainsi le « bonheur » sur les humains et leurs troupeaux.

Sandrine Ruhlmann, qui a vécu de longs mois en Mongolie de 2000 à 2015, tant dans la steppe qu’en ville, décrit et analyse en détail le système alimentaire actuel. Elle y reconnaît, entremêlées, des idées et des valeurs héritées du chamanisme, du bouddhisme et de l’idéologie communiste. À travers la viande sur l’os, e la)t dermenté, les raviolis ou les gâteaux-semelle, c’est toute une façon de penser et de vivre qui se révèle.


ISBN : 979-10-92565-30-0
Fiche éditeur : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100898420
La Chine à bout de souffle

La Chine à bout de souffle

Isabelle Attané
Paris,  Fayard, Témoignages/Doc/Actu ,  2016,  272 p.
La Chine est au pied du mur : son modèle économique s’essouffle, les inégalités de revenus battent des records mondiaux. Mais son plus gros boulet au pied, celui qui entravera le plus lourdement sa course au développement, est sans conteste sa démographie : d’ici 2050, son réservoir de main-d’oeuvre va perdre 250 millions d’individus et le nombre de ses personnes âgées va doubler, surpassant alors, à lui seul, la population de l’Union européenne.
Vieille avant d’être riche, la Chine doit mener le combat contre sa démographie sans avoir eu le temps de s’armer. Sans réforme de fond, la formidable mécanique grâce à laquelle elle s’est hissée en tête des classements mondiaux pourrait rapidement s’enrayer, brisant son rêve de puissance émergente : celui d’accéder au rang d’économie riche et développée.
Un passionnant document étayé de témoignages qui révèle les singularités d’une société en pleine mutation.

ISBN : 978-2-213-68083-5
Fiche éditeur : http://www.fayard.fr/la-chine-bout-de-souffle-9782213680835
La Chine

La Chine

une puissance maritime

Sébastien Colin, François Gipouloux, Thierry Sanjuan, André Louchet, Blanche Baron
Paris,  Ateliers Henry Dougier, Mappe ,  2016,  32 p.

Avec 14 500 kilomètres de côtes, la République populaire de Chine s’impose comme une puissance maritime dans un espace au cœur de la mondialisation.

Dans ce nouveau « grand jeu » d’Asie-Pacifique, les États-Unis tentent de se rapprocher de voisins critiques envers l’unilatéralisme de Pékin, qui considère la mer de Chine méridionale comme un territoire souverain. Le géant asiatique argue qu’il y navigue depuis des siècles et, alors que les archipels Paracels et Spratly réserveraient d’importantes richesses en hydrocarbures, il fait construire des îlots artificiels pour assurer sa présence.

Car, pour la République populaire, la mer est une source de puissance diplomatique et économique : les régions côtières sont les plus riches du pays, attirant de plus en plus de populations de l’intérieur dans les grands ports, à l’instar de Shenzhen ou de Tianjin. L’accident dans cette ville industrielle du 12 août 2015 rappelle les défis environnementaux auxquels fait face le pays.

Esthétiques du quotidien en Chine

Esthétiques du quotidien en Chine

Danielle Elisseeff [dir.]
Paris,  Institut français de la mode, 2016,  216 p.

Nées à l'ombre des expressions voyantes d'un art officiel, de nouvelles manières d'être et de vivre, d'habiter ou de jouir composent aujourd'hui en Chine une esthétique du quotidien originale. C'est d'elle dont se saisissent dans cet ouvrage, écrivains et spécialistes de la culture chinoise, la pistant dans l'art culinaire, les soins du corps, l'architecture, la beauté, la mode, sans oublier les dernières variantes du luxe.

Des différentes contributions, inédites et diverses dans leur esprit comme dans leur approche, ressortent au fil des pages tant la complexité historique, sociale, religieuse, éthique, artistique et économique que le renouvellement profond des arts de vivre et des goûts en Chine à l'âge du nouveau capitalisme d'État.

Propos intempestifs sur le Tchouang-Tseu

Propos intempestifs sur le Tchouang-Tseu

du meurtre du chaos à la révolte des singes

Jean Levi
Paris,  Allia, À propos de l’héritage antique ,  2016 [2003],  176 p.

"Tchouang tseu pose la question de l'esthétique dans des termes qui, dépassant l'équivalence établie par le classicisme entre l'art et le beau, anticipent de deux millénaires sur l'esthétique moderne. Mieux encore, il réduit à néant le concept même d'esthétique."

“Pince-mi et Pince-moi sont dans un bateau…”, la phrase qui ouvre ces Propos intempestifs donne le ton de l’ouvrage : libre voyage à travers cette œuvre inépuisable qu’est le Tchouang-tseu, où par le détour de fables, de paraboles, de dialogues, se développent tous les grands thèmes de la philosophie universelle. Deux apologues, “le meurtre de Chaos” et “la révolte des singes”, servent de point de départ à une réflexion à la fois philosophique et politique, pour laquelle Jean Levi fait appel à d’autres passages du Tchouang-tseu, mais aussi bien à des penseurs occidentaux comme Machiavel, Bergson ou Levinas, et même aux films de kung-fu.

Urban life in China (15th-20th century)

Urban life in China (15th-20th century)

Communities, institutions, representations

Luca Gabbiani (ed.)
Paris,  École française d’Extrême-Orient, Études thématiques ,  2016,  360 p.

China can boast of a long and time-honoured urban tradition, comparable to its Western counterpart. In an effort better to provide insights on the latest developments in the field of urban history in China, this volume gathers together twelve essays by renowned scholars of Chinese history. Each author offers an original perspective on city life in China and on its specificities, based on sources seldom previously tapped into to shed light on the urban phenomenon. The topics addressed in the volume include urban sociability, the role of religion in the economic life of cities, the representation and the visualization of urban space, the early rise of a city-centred consumer society, urban government in its institutional and legal dimensions, and the link between city, history and memory. In order to bridge the traditional divide between pre-modern and modern China, the essays gathered here span a period of five centuries, from the Ming dynasty to the early years of the People’s Republic. This “longue durée” standpoint provides an opportunity to observe changes and evolutions in time and to anchor them in the specific context of China’s multifaceted and intermittently tumultuous path towards modern times.

La Chine peut se prévaloir d’une tradition urbaine fort ancienne qui s’apparente à celle de l’Europe par sa richesse et sa diversité. Les douze essais regroupés dans ce volume se proposent d’établir des connexions entre les expériences urbaines qui se sont développées au fil du temps aux deux extrémités du continent eurasiatique et à présenter les évolutions récentes de la recherche en histoire urbaine chinoise. Les auteurs offrent des perspectives originales sur les caractéristiques de la vie citadine, recourant à des sources rarement utilisées jusqu’ici pour en éclairer l’histoire. Parmi les domaines abordés figurent les formes de sociabilité, le rôle de la religion dans la structuration de la vie économique, les modes de représentation et de visualisation de l’espace, le développement d’une société de consommation, les formes institutionnelles et juridiques du gouvernement urbain et le lien entre ville, histoire et mémoire. Afin de dépasser la césure traditionnelle entre Chine pré-moderne et moderne, ces essais couvrent une période de cinq siècles, de la dynastie Ming jusqu’aux premières années de la République populaire. Cette approche de « longue durée » permet d’observer les transformations et les évolutions tout en les replaçant dans le contexte du cheminement multiforme et parfois tumultueux de la Chine vers les temps modernes.


ISBN : 978-2-85539-147-2
Fiche éditeur : http://www.efeo.fr/fiche_publication.php?code=90&fid=856
Dans la palanche

Dans la palanche

Transmission et légendes au pays des Dong

Annie Bergeret Curien
Paris,  Éditions You Feng, ,  155 p.

Les Dong vivent au sud-ouest de la Chine, dans le Guizhou, le Hunan et le Guangxi. Ils n’ont pas d’écriture et ont développé une culture orale d’une immense richesse faite de chants, de théâtre, de légendes. Le Grand Chant des Dong est inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Les jeunes se rencontrent en chantant, sous l’auvent d’une maison, d’une colline à l’autre. La transmission est essentielle chez eux : familles et maîtres de choeur forment les enfants au chant dès le plus jeune âge. Les habitants participent aux événements de la communauté, dans un esprit de symbiose avec la nature et d’harmonie entre les villageois.

Cet ouvrage invite le lecteur à pénétrer dans la culture des Dong, en éclairant leur conception du monde et particulièrement leur attachement à la musique qui emplit leur univers quotidien, en présentant des photographies de lieux, maisons et visages, en proposant enfin six légendes qui expriment symboliquement et poétiquement leurs pensées.


ISBN : 978-2-8427-9737-9
Fiche éditeur : http://you-feng.com/danslapalanche.php
Chiang Kaï-shek

Chiang Kaï-shek

Un destin trop grand

Alain Roux
Paris,  Payot, Biographie Payot ,  2016,  656 p.
Prix : 30

« Brutal et tyrannique. Irritable. Vaniteux, têtu, méchant, extravagant, jaloux, avare, luxurieux, arrogant. Aime à se donner en spectacle et fanfaronne sur sa richesse. » Tel est l'autoportrait sans concession tracé à l’âge de 31 ans par Chiang Kaï-shek (1887-1975) dans son Journal de 16 000 pages conservé à l'université de Stanford.

Brutal, le jeune Chiang l'est assurément : à Shanghai, il n'hésite pas à assassiner pour le compte du gang de la Bande Verte, à battre sa première femme ou à malmener les soldats placés sous ses ordres. Après la mort de son mentor, Sun Yat-sen, en 1925, le « général rouge » saisit sa chance en s'emparant du Guomindang, le Parti nationaliste. Désormais marié à la belle et brillante Meiling, qui lui sert de conseillère occulte et d'interprète auprès des États-Unis, il s'attache à réunifier la Chine, massacrant ses alliés communistes de jadis et soumettant les seigneurs de la guerre. Pendant douze ans, il mène un double combat : à l'extérieur contre les Japonais, à l'intérieur contre les communistes. Si, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, cet habile stratège est considéré, avec Churchill, Franklin Roosevelt et Staline comme un des « Quatre Grands », il ne se montre pas à la hauteur de son destin et doit capituler en 1949 devant Mao, son rival de toujours. Exilé à Taïwan, il impose sur l'île sa dictature et tente en vain de reconquérir une Chine continentale perdue.

Une biographie monumentale, fruit de cinq années de recherches, qui redonne à cette figure majeure du XXe siècle la place qu’elle mérite dans l’Histoire.

Sinologue reconnu, Alain Roux est professeur émérite des universités à l'Institut national des langues et civilisations orientales. Il est l'auteur entre autres d’une biographie de Mao (Le Singe et le Tigre, 2009) et d’un manuel sur La Chine contemporaine devenu un classique

La crise environnementale en Chine

La crise environnementale en Chine

Jean-François Huchet
Paris,  Presses de Sciences Po, Académique ,  2016,  152 p.
Prix : 16,00 €

La Chine est aux prises avec une crise environnementale sans précédent. Le gouvernement a tardivement pris acte que son modèle de croissance, couplé avec la population la plus élevée de la planète, a dégradé la plupart des ressources environnementale dont le pays dispose au point de poser dans les années à venir des limites majeures à son développement économique.
Parce que la Chine n'a plus le choix, qu’elle traverse une crise écologique d’une gravité inédite dans l’histoire économique des nations, elle a engagé depuis peu des politiques publiques ambitieuses sur le plan environnemental, non sans incidences sur le modèle capitaliste et politique chinois.

Cet ouvrage dresse un premier bilan de la situation environnementale de la Chine, de ses causes mais aussi des politiques écologiques mises en œuvre. Il montre que la Chine pourrait bien devenir le laboratoire de politiques innovantes en matière d’environnement. À temps pour enrailler la dégradation de l’écosystème chinois ?

L’Europe technicienne

L’Europe technicienne

XVe-XVIIIe siècle

Artefact : Techniques, histoire et sciences humaines

2016, n° 4

Sous la direction de
Catherine Cardinal, Liliane Hilaire-Pérez, Delphine Spicq, Marie Thébaud-Sorger (ed.)
Rennes,  PUR, ,  434 p.

ISBN : 978-2-7535-5174-9
Fiche éditeur : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=4246
Living on borrowed time

Living on borrowed time

Opium in Canton, 1906-1936

Xavier Paulès
Trad. Noel Castelino
Berkeley, CA,  Institute of East Asian Studies, China Research Monograph ,  2017,  334 p.

This comprehensive microhistory of opium in Canton from the late Qing to Republican period examines the infamous drug from the perspective of material, political, economic, and social history. Paulès traces the transformation of the drug from elite habit to national shame, arguing that the marginalization of opium occurred well before 1949. This monograph covers the drug's material history and practices, the contradictory politics and economics of opium revenue, the spaces of consumption, and anti-opium propanganda that created the image of the degenerate opium smoker. Translated from the original French, Histoire d'une drogue en sursis: L'opium à Canton, 1906–1936 (EHESS, 2010).


ISBN : 978-1-55729-174-5 (print)/ ISBN : 978-1-55729-175-2 (pdf e-book)
Fiche éditeur : http://ieas.directfrompublisher.com/catalog/book/living-borrowed-time
Le livre technique avant le XXe siècle

Le livre technique avant le XXe siècle

A l’échelle du monde

Liliane Hilaire-Pérez, Valérie Nègre, Delphine Spicq, Koen Vermeir [dir.]
Paris,  CNRS Editions, CNRS Alpha ,  2017,  502 p.

L’histoire du livre technique constitue un champ neuf et peu développé. Si elle est relativement moins connue que celle du livre de science ou de la littérature artistique, elle concerne pourtant une production extrêmement riche, qui représente et met à l’œuvre l’intelligence pratique et l’esprit d’invention. Il suffit de penser aux Descriptions des arts et métiers, commandées au plus haut sommet de l’État sous l’Ancien Régime, aux spectaculaires « théâtres de machines », aux manuels de fonctionnaires circulant dans tout l’empire chinois, aux multiples traités qui ont formé des générations d’ingénieurs ou encore aux guides techniques destinés à améliorer les pratiques des artisans et des agriculteurs, pour comprendre qu’il s’agit d’une littérature importante à caractère universel faisant l’objet de circulations intenses entre les différentes parties du globe.

L’objet de ce livre est à la fois de combler une lacune du champ historique et d’interroger les relations entre l’économie du livre et le monde de la technique afin d’analyser la catégorie du livre technique à travers ses formes, ses fonctions, ses modes de diffusion et d’appropriation, avant le xxe siècle. Cet ouvrage contribue ainsi au dynamisme de l’histoire des techniques, soucieuse d’affirmer sa dimension culturelle, comme une histoire des savoirs et des représentations, et de s’inscrire dans les débats de l’histoire globale.

La France et la République populaire de Chine

La France et la République populaire de Chine

Contextes et répercussions de la normalisation diplomatique (1949-1972)

Françoise Kreissler, Sébastien Colin (ed.)
Paris,  L’Harmattan, 2017,  296 p.

Le 27 janvier 1964, un bref communiqué publié simultanément à Paris et à Pékin annonçait l’établissement des relations diplomatiques entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République populaire de Chine. En ces temps de guerre froide, alors que la RPC se situait depuis sa fondation en marge de la communauté internationale, les contextes et les répercussions de la décision prise par le général de Gaulle furent de nature multiple. Cet ouvrage se propose de revenir sur ces contextes et répercussions de la normalisation des relations entre la France et la RPC.

Traduire la Chine au XVIIIe siècle

Traduire la Chine au XVIIIe siècle

Les jésuites traducteurs de textes chinois et le renouvellement des connaissances européennes sur la Chine (1687-ca. 1740)

Huiyi Wu
Paris,  Honoré Champion, Littératures étrangères ,  2017,  494 p.

Entre 1687 et 1740, l’Europe découvre pour la première fois une somme importante de textes chinois traduits directement en français, par les missionnaires jésuites résidant en Chine. « S’instruire de la Chine par la Chine même » est leur idéal affiché. Vu de Chine, pourtant, c’est une tout autre histoire, riche en contradictions et en surprises, qui entoure la genèse de ces traductions. Entre l’étude de la langue, les batailles d’idées philosophiques et les enquêtes sur les sciences et les arts, entre les textes lus et le monde vu, l’ouvrage de Wu Huiyi révèle les multiples facettes de l’expérience missionnaire du XVIIIe siècle qui est à l’origine d’un profond renouveau des connaissances sur la Chine en Europe.

毛澤東傳

毛澤東傳

魯林(Alain Roux)
Trad. 蕾 穆
香港,  中文大學出版社, 2017,  (4 vol.) 304, 372, 328, 276 p.

Traduction en chinois de : Alain Roux, Le singe et le tigre : Mao, un destin chinois. Paris : Éditions Larousse, 2009. 1126 p.

Le battement de la vie

Le battement de la vie

Le corps naturel et ses représentations en Chine

Brigitte Baptandier (ed.)
Nanterre,  Société d’ethnologie, Recherches sur la Haute-Asie ,  2017,  408 p.
Prix : 25 €

Comprend des contributions de trois membres du CECMC : Alain Arrault (EFEO), Katiana Le Mentec (CNRS) et Aurélie Névot (CNRS).

Y aurait-il, en Chine, une idée de la personne qui ne permettrait pas d’isoler le « corps » ? Pourquoi donc a-t-on ce sentiment que l’on ne parle jamais vraiment du corps humain, qu’il apparaît plutôt comme le support d’entités plus vastes, qui le dépassent ? Comme si le corps ne pouvait être envisagé que d’un point de vue énergétique, son fonctionnement assurant la vie en exacte correspondance avec le monde extérieur. Comme s’il n’avait pas acquis un statut d’objet. Or, dans les différentes conceptions du corps en Chine présentées ici, issues pour la plupart de l’ethnographie ou de l’histoire, un point est apparu comme récurrent : ce va-et-vient entre les deux pôles de la représentation et du naturel, du symbolique et du réel, non pas l’un ou l’autre mais l’un et l’autre, indissociables en leur « battement » qui est celui même de la vie. C’est dans cette faille que nous avons voulu nous introduire pour traiter du corps, y cherchant la vie qu’elle recelait.
Deux pratiques, mises en œuvre chaque fois par deux personnes agissant en miroir (Taiji quan et acupuncture), tracent le fil directeur de l’ouvrage, ce « battement de la vie ». Il se retrouve exploré à travers la relation au lignage et au traitement du corps des ancêtres. Le corps des femmes, quant à lui, apparaît comme traversé par les générations, vécu comme un support capable de porter le signe d’un temps, la marque d’un passage, l’assignation d’un destin. Le corps de certains héros (d’épopée ou de cinéma) met en scène le battement entre le corps naturel et sa représentation : à travers mutation, mutilation, et mutabilisme universel, tout peut se faire et se défaire à l’infini. Enfin, les enfants uniques, « petits empereurs » de la Chine actuelle, tout comme les taoïstes qui « nourrissent leur vie », donnent à voir la construction du sujet, corps et personne confondus, indissociables.

EHESS
CNRS

flux rss  Actualités

Recrutement d'un-e post-doctorant-e dans le cadre du projet de recherche « Sphères publiques alternatives en Chine au 20e siècle »

Appel recherche - Jeudi 20 juillet 2017 - 20:00Le Centre d’études sur la Chine moderne et contemporaine (CECMC, UMR Chine Corée Japon, EHESS‐CNRS) recrute un‐e chercheur-­e post-­doctorant-­e dans le cadre du projet de recherche « Sphères publiques alternatives en Chine au 20e siècle » (coordina (...)(...)

Lire la suite

La religion et le problème de la « société civile » en Chine

Séance spéciale de séminaire - Jeudi 15 juin 2017 - 13:00Dans cette conférence, je propose d'explorer les tensions entre la religion traditionnelle et les normes modernes de solidarité civile en Chine, à partir de la théorie de la « sphère civile » du sociologue américain Jeffrey Alexander (The (...)(...)

Lire la suite

The City and the Empire: Financial Debates and Intellectual Trauma in Eleventh-Century China

Séance spéciale de séminaire - Lundi 19 juin 2017 - 13:00During the 1030s and 1040s, literati believed that they were close to discerning the universal pattern that inhered in all things and that had informed the perfect governance of the ancient sages. By perceiving the city as a living organis (...)(...)

Lire la suite

Plus d'actualités

CECMC
54 boulevard Raspail
750006 Paris, France
Tél. : +33 (0)1 49 54 20 90
Fax : +33 (0)1 49 54 23 99
centre.chine@ehess.fr